Published by Jérémy Peresse
Entrer dans les grands films comme on entre dans une pensée. Cinéma et Philosophie explore, avec sensibilité et réflexion, les œuvres qui marquent notre imaginaire. Chaque épisode met en dialogue un film et une question philosophique. Entre analyse, poésie et contemplation, le podcast invite à voir autrement : penser le cinéma, ressentir la philosophie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Listen on Apple Podcasts44 min
Pourquoi le mythe d'Ulysse nous parle-t-il encore près de trois mille ans après Homère ? À travers l'adaptation de Christopher Nolan, cet épisode explore bien plus qu'une simple épopée antique. C'est une réflexion sur le retour, la mémoire, le traumatisme, l'identité et le temps . En croisant le film, le poème d'Homère et les grandes lectures philosophiques d'Aristote à Ricœur, nous découvrons que le véritable voyage d'Ulysse n'est peut-être pas de rentrer chez lui, mais d' apprendre à redevenir lui-même. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
33 min
Comment le cinéma transforme-t-il un homme en légende ? Dans cet épisode, je reviens sur le diptyque La Bataille de Gaulle d'Antonin Baudry. À travers une analyse du film, j'explore les notions de liberté, de souveraineté et de légitimité , tout en m'interrogeant sur la manière dont le cinéma construit les mythes historiques… entre fidélité aux faits et puissance du récit. Bonne écoute ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
52 min
Il y a quatre mille ans, les Grecs racontaient déjà cette peur-là : se perdre dans un lieu conçu pour qu'on ne puisse jamais en sortir. Backrooms , le film de Kane Parsons, ne fait que lui donner une nouvelle adresse — un sous-sol de magasin de meubles, des couloirs jaunes, des néons qui bourdonnent sans fin. Dans cet épisode : pourquoi Clark, l'architecte raté devenu vendeur de canapés, rejoue malgré lui le mythe de Dédale ; pourquoi le vrai monstre du film n'a jamais été celui qu'on croit ; et ce que Borges, Marc Augé et le mythe du labyrinthe ont à nous apprendre sur nos propres non-lieux. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2 hr 14 min
Et si le véritable monstre de Stranger Things n'était pas le Demogorgon, mais la peur de grandir , de perdre ceux qu'on aime et de se retrouver seul face à ses propres blessures ? Dans cette nouvelle émission, nous plongeons dans l'univers de Hawkins pour explorer ce que la série raconte de l'enfance, de l'amitié, du traumatisme et de la construction de soi . Du Monde à l'Envers à la figure d'Eleven, en passant par le destin de Will et l'ombre de Vecna, cette analyse propose une lecture philosophique et sensible d'une œuvre qui parle autant de monstres que de notre humanité. Une traversée dans la nuit, là où les peurs prennent forme… et où la lumière vient toujours des autres. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
19 min
Dans cette émission, on analyse le film Obsession de Curry Barker comme une allégorie des relations toxiques et de l’amour possessif. À travers le personnage de Bear, un jeune homme solitaire prêt à tout pour être aimé, le film interroge notre rapport au rejet, au consentement et à l’idéalisation amoureuse . Quand son désir d’être aimé devient réalité, la relation bascule progressivement dans le malaise : l’amour obtenu sans liberté devient une forme de contrôle. On explore ainsi comment Obsession détourne les codes du film d’horreur pour questionner une idée simple mais dérangeante : peut-on encore parler d’amour quand l’autre n’est plus libre de ne pas nous aimer ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 0 min
Dans cet épisode, nous explorons Parasite de Bong Joon-ho à travers une question centrale : comment les conflits de classe s’inscrivent-ils dans l’espace lui-même ? À partir de l’histoire de la famille Kim et de leur infiltration progressive dans la maison des Park, nous analysons ce que le film donne à voir d’une véritable architecture des rapports sociaux . Escaliers, niveaux, sous-sols, ouvertures : rien n’est neutre. L’espace devient un langage, une structure invisible qui organise la domination et rend presque inévitable la collision entre les mondes . Nous montrons comment Bong Joon-ho ne se contente pas de raconter une lutte des classes — il la met en scène physiquement, dans la circulation des corps, dans les frontières visibles et invisibles, dans ce qui sépare autant que dans ce qui relie. Le conflit n’est pas seulement social ou économique : il est spatial, presque mécanique. Entre satire, tension et tragédie, Parasite révèle alors une chose plus troublante encore : dans un monde structuré par de telles architectures, peut-on réellement changer de place… ou seulement tenter de s’y infiltrer ? Un épisode pour penser autrement la lutte des classes — non plus seulement comme un affrontement d’intérêts, mais comme une organisation concrète de l’espace qui façonne nos vies. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
57 min
Dans cet épisode consacré à La La Land de Damien Chazelle, nous explorons la tension qui traverse toute l’histoire de Mia et Sebastian : celle qui oppose l’amour au désir d’accomplissement personnel.Le film raconte la rencontre de deux artistes à Los Angeles, deux rêveurs animés par une même conviction : rester fidèles à leur vocation. Mais à mesure que leurs rêves se rapprochent de la réalité, une question silencieuse apparaît. Peut-on poursuivre pleinement sa destinée sans sacrifier une part de ce que l’on aime ? À travers les scènes emblématiques du film — l’observatoire, la pièce de Mia, l’audition finale et la séquence musicale du club de jazz — cet épisode interroge la dimension existentielle de La La Land. L’amour y apparaît non comme une promesse de fusion éternelle, mais comme un moment décisif dans la construction de deux vies. Une réflexion sur le prix des rêves, sur les choix irréversibles qui façonnent une existence, et sur ces histoires d’amour qui ne disparaissent pas, mais deviennent la mémoire silencieuse de ce que nous avons été. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
50 min
Dans cet épisode, nous analysons Shutter Island de Martin Scorsese, un film labyrinthique qui brouille les frontières entre vérité, mémoire et illusion . À travers l’enquête du marshal Teddy Daniels dans un hôpital psychiatrique isolé, le film explore les mécanismes du déni , la fabrication des récits intérieurs et la manière dont l’esprit humain se protège face à l’insupportable. Entre thriller psychologique et réflexion sur la culpabilité , Shutter Island interroge une question vertigineuse : vaut-il mieux vivre dans une illusion consolante ou affronter une vérité qui détruit ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
38 min
Dans cet épisode, nous explorons Hamnet de Chloé Zhao comme une méditation cinématographique sur la mélancolie du deuil . Loin du biopic historique, le film s’attache à l’intime : une mère, une maison, une chambre vide après la mort d’un enfant. À travers une mise en scène lente et sensorielle, Zhao interroge ce que signifie survivre à l’irréparable. Nous analyserons comment le film transforme l’absence en matière, comment il met en tension deux manières de faire face à la perte – la fidélité silencieuse et la transfiguration artistique – et comment la création théâtrale devient un espace où la douleur se métamorphose sans disparaître. Une réflexion accessible et philosophique sur la mémoire, l’amour et la manière dont l’art peut accueillir ce que la vie a arraché. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
42 min
Nosferatu n’est pas seulement une figure du cinéma expressionniste. Il est le visage d’un monde vidé de sens , une existence qui se prolonge sans désir, sans projet, sans horizon. À travers cette créature qui refuse de mourir, le film donne corps à une forme de nihilisme silencieux , froid, presque mécanique. Une réflexion sur ce qu’il reste de la vie lorsque toute valeur s’est effondrée, et sur ce qui, face au vide, peut encore faire résistance . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
20 min
Bugonia nous plonge dans l’esprit fissuré de Teddy, un apiculteur convaincu que le monde est infiltré par des extraterrestres. Dans une cave, il séquestre Michelle Fuller, puissante dirigeante d’entreprise qu’il croit non humaine. Dès cet enfermement, Yorgos Lanthimos met en scène non pas une simple théorie du complot, mais la mécanique intime de la paranoïa. Remake radical de Save the Green Planet!, Bugonia montre comment le réel devient illisible lorsque la douleur cherche désespérément un sens. Deux langages s’affrontent sans jamais se rencontrer : le mythe et la pulsion face à la rationalité froide du monde contemporain. La violence n’est pas gratuite ; elle est le symptôme d’une tentative désespérée de réenchanter un monde devenu inhabitable. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 4 min
Pour Deleuze, le cinéma ne se contente pas de représenter le monde : il le pense . Il invente des formes de temps, de mouvement, de perception , capables de bouleverser notre manière d’habiter le réel. À travers les notions d’image-mouvement et d’image-temps , il montre comment le cinéma classique organisait le monde autour de l’action, du but, de la causalité, avant que le cinéma moderne ne fasse vaciller ces certitudes, laissant surgir des temps disjoints, des corps immobiles, des situations sans réponse. Cette émission explore ce basculement fondamental : le moment où l’action ne suffit plus, où le récit se fissure, où le cinéma cesse de rassurer pour devenir un espace de trouble, d’attente, de pensée. Le temps n’y est plus un simple cadre, mais une matière sensible, parfois oppressante, parfois ouverte, dans laquelle les personnages comme les spectateurs sont plongés. À partir d’exemples de films, de figures du cinéma moderne et des textes de Deleuze, l’épisode interroge ce que le cinéma nous apprend lorsque le monde devient illisible, lorsque les repères s’effondrent, lorsque penser devient plus urgent qu’agir. Le cinéma apparaît alors comme un lieu de résistance, non par le message, mais par la forme, par sa capacité à faire sentir ce que les mots ne suffisent plus à dire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
52 min
Conjuring ne parle pas seulement de maisons hantées, de possessions ou de démons. Il met en scène une question beaucoup plus troublante : que reste-t-il lorsque la raison ne suffit plus, lorsque le réel se fissure, lorsque l’on ne peut plus prouver ce que l’on vit ? Face au mal, les personnages ne luttent pas d’abord avec des armes ou des certitudes, mais avec leur foi , leur lien aux autres, leur capacité à ne pas céder intérieurement. À travers les figures d’Ed et Lorraine Warren, le film interroge la croyance non comme refuge naïf, mais comme posture existentielle. Croire, ici, ce n’est pas nier le mal, c’est refuser de le laisser définir entièrement le monde. C’est tenir debout là où tout invite à la peur, au doute, à la désagrégation. Conjuring devient alors un film sur la résistance invisible, sur la frontière fragile entre le rationnel et l’inexplicable, sur ce moment précis où l’humain doit décider s’il accepte de vivre dans un monde vidé de sens, ou s’il ose encore croire, malgré tout. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
43 min
Les films dystopiques sont souvent perçus comme des récits d’anticipation, tournés vers un futur inquiétant. Pourtant, la dystopie ne parle presque jamais de demain. Elle parle du présent . De ce que nous acceptons déjà, parfois sans le voir, parfois par fatigue, parfois par peur. Dans cet épisode, nous traversons le cinéma dystopique comme un miroir tendu à nos sociétés contemporaines. De Metropolis à Children of Men, de 1984 à Her, ces récits interrogent la déshumanisation, la surveillance, le contrôle des corps, la disparition du lien humain et l’effacement du futur comme horizon commun . La dystopie ne montre pas des mondes en ruine, mais des sociétés qui fonctionnent trop bien. Des mondes organisés, sécurisés, rationnels, où l’ordre finit par étouffer la liberté, où l’habitude remplace le choix, où l’on survit sans vraiment vivre. Elle ne décrit pas l’effondrement par le chaos, mais par la normalité. À travers des scènes précises et des figures de résistance fragiles mais tenaces, cet épisode interroge une question centrale : qu’acceptons-nous de sacrifier pour être protégés, rassurés, organisés ? Et surtout, que choisissons-nous encore de préserver pour rester humains ? Un voyage cinématographique et philosophique au cœur de la dystopie, non pour craindre l’avenir, mais pour apprendre à regarder le présent avec plus de lucidité. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 18 min
Dans cet épisode, nous plongeons au cœur de Walter White , le protagoniste de Breaking Bad, non pas comme simple antihéros criminel, mais comme une véritable figure philosophique . Walter White n’est pas seulement un homme qui bascule dans la violence et le crime ; il est le lieu d’une expérience morale radicale, une lente décomposition de la responsabilité , du choix et de l’identité . À travers son parcours, la série met en scène une question vertigineuse : que devient un homme lorsqu’il cesse de subir et décide enfin d’agir, quoi qu’il en coûte ? Est-il encore victime du système, ou pleinement auteur de sa propre chute ? De la frustration silencieuse du professeur humilié à l’affirmation glaciale de Heisenberg, Walter White incarne la tentation moderne de la toute-puissance, la confusion entre liberté et domination, entre affirmation de soi et destruction de l’autre. Une analyse qui interroge le mal, la volonté, l’ego et la responsabilité , en s’appuyant sur des scènes clés de la série, pour comprendre pourquoi Walter White fascine autant qu’il inquiète. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
38 min
Two Lovers de James Gray n’est pas une simple histoire d’amour, mais le portrait d’un homme déchiré entre le besoin de vivre et l’appel du vertige. À travers Leonard, ce podcast explore le désir, la fragilité et le choix impossible , là où aimer devient une épreuve existentielle plus qu’une promesse de bonheur. Une analyse sensible et accessible d’un film profondément tragique et humain. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
43 min
Dans cet épisode, nous plongeons dans Train Dreams, œuvre silencieuse et profondément mélancolique adaptée du texte de Denis Johnson. À travers la vie discrète de Robert Grainier, ouvrier des chemins de fer au début du XXe siècle, le film interroge le temps qui passe , la solitude , le deuil et l’effacement progressif de l’homme dans un monde en mutation. Train Dreams n’est pas un récit classique, mais une expérience de lenteur et de silence , où la nature, le progrès et le vieillissement deviennent les véritables protagonistes. Une méditation sensible sur ce que signifie simplement être là, vivre, puis disparaître sans bruit, dans un monde qui continue sans nous attendre. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 26 min
Vecna n’est pas seulement le grand antagoniste de Stranger Things. Il est une figure du ressentiment, de la blessure qui se transforme en idéologie, du refus du monde tel qu’il est. Derrière ses pouvoirs et son apparence monstrueuse se dessine un personnage hanté par l’enfance, par la norme, par la violence invisible des adultes et par une vision profondément nihiliste de l’humanité. Dans cet épisode, on traverse le parcours d’ Henry Creel devenu Vecna , non pour l’excuser, mais pour comprendre ce qu’il incarne : la tentation de détruire plutôt que de composer, de figer le monde dans la douleur plutôt que d’en accepter l’imperfection. Une analyse où le mal n’est jamais spectaculaire, mais lent, intérieur, presque rationnel — et où Stranger Things interroge notre rapport à la souffrance, à la différence et au choix de continuer à vivre malgré tout . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
34 min
Dans Paris, Texas , Travis réapparaît après des années d’ errance , incapable de parler et encore pris dans l’exil intérieur qui l’a fait fuir sa vie. Son retour forcé vers son frère, puis vers son fils, le confronte peu à peu à ce qu’il a abandonné. Et lorsque la route les conduit jusqu’à Jane, la mère, le film expose enfin la vérité d’un couple brisé et l’impossibilité de tout reprendre là où tout s’est effondré. L’épisode interroge alors : comment revenir vers ceux qu’on a blessés ? Peut-on réparer sans se réinstaller dans la vie des autres ? Et que signifie aimer lorsque la seule forme d’amour possible consiste à s’effacer ? Un parcours entre désert , motels et retrouvailles fragiles, là où la parole tardive devient le seul geste de réconciliation possible. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
41 min
Dans La Ligne verte , la mort marche lentement, comme un couloir qui rétrécit à mesure que les pas résonnent. Mais au milieu des ombres, un homme apparaît, immense et doux, porteur d’une lumière inexplicable. John Coffey bouleverse tout ce qu’il touche : le regard de ceux qui le gardent, la frontière entre la justice et la barbarie, la possibilité même du pardon dans un monde qui ne croit plus aux miracles. À travers ce récit de prison, le film interroge la compassion comme force subversive, l a responsabilité morale , la violence institutionnelle , mais aussi ce mystère profond — celui de la bonté qui survit même lorsque tout s’y oppose. Dans cet épisode, nous suivons Paul Edgecomb sur la « ligne verte », là où les certitudes vacillent et où chaque pas oblige à regarder l’humanité autrement. Un voyage au cœur de la douceur tragique , où la philosophie se mêle à la douleur, à la grâce, et à cette question vertigineuse : Q u’est-ce qu’un miracle, dans un monde qui a cessé d’y croire ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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