Published by Louise Gomez
Graphic Matter est un podcast consacré à la scène graphique contemporaine française et européenne. Graphic Matter partage des entretiens et constitue une archive unique et représentative du paysage visuel actuel, créatif, singulier et vivant. Depuis 2022, Graphic Matter valorise les pratiques de celles et ceux qui font le graphisme : designereuses graphiques, directeurices artistiques, typographes, illustrateurices, éditeurices, imprimeureuses… Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Listen on Apple Podcasts58 min
Sur Graphic Matter, on parle le plus souvent de processus de création. Pas de sociologie. Alors qu’est-ce qu’on constate lorsqu’on observe le graphisme avec les outils de la sociologie ? C’est la question que s’est posée Mélanie Dautreppe-Liermann. Graphiste de profession, fondatrice des éditions 1987, Mélanie a fait un master Métiers du livre et de l’édition à l’Université Paris Nanterre et consacré son mémoire aux femmes graphistes dans le monde du livre et de l’édition contemporaine. Pour mener cette enquête, elle a recueilli leurs témoignages et croisé leurs expériences avec les travaux de plusieurs sociologues qui étudient les rapports de genre dans les mondes de l’art et de la culture. Ce qui ressort de cette recherche est à la fois familier et surprenant. On y parle de reconnaissance et d’invisibilité. De femmes très présentes dans les écoles d’art, et dans les métiers de l’édition, mais beaucoup moins visibles dans les récits qui racontent l’histoire de la profession. On y parle aussi du monde de l’édition, de ce que représente le livre comme espace de travail, de collaboration et de médiation. On y parle du graphisme comme d’un métier d’écoute, d’attention aux autres et de ce que certaines graphistes appellent un « care visuel ». Et puis il est aussi question de réalités très concrètes : la précarité économique, la maternité, les trajectoires professionnelles et la difficulté parfois de durer dans ce métier. Un épisode qui identifie des faits sociaux et pose de nouvelles questions sur ce métier de graphiste éditorial, mais pas que. Bonne écoute ! ➡️ @melanie_dautreppe_liermann @editions1987 melaniedautreppe.com Les références : - Cécile Barth-Rabot, sociologue - Marie Buscatto, sociologue - Femmes du jazz, CNRS Éditions, 2007 - Delphine Naudier, sociologue - Vanina Pinter, historienne du graphisme ( EP.66) - Stina Gromark, graphiste - Chloé Tercé, graphiste (Atelier 25) - Capucine Merkenbrack, graphiste (Atelier 25) - Lisa Sturacci, graphiste (EP.52) - Sophie Demay, graphiste - Sarah Boris, graphiste - Lola Halifa-Legrand, graphiste - Marine Duroselle, graphiste - Fanette Mellier, graphiste (EP.28) - Olivia Grandperrin, graphiste (EP.59) - Maëlle Christien, graphiste - Agathe Demay, graphiste - Claire Huss, graphiste - Mémoire Femmes du graphisme - Tongari, police de caractères créée par Emilie Rigaud, a is for fonts Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 27 min
Un sujet revient constamment dans mes entretiens : la précarité du métier de graphiste. Les budgets baissent, les appels d’offres sont chronophages et mal rémunérés, l’intelligence artificielle inquiète, les jeunes diplômé·es peinent à trouver leur place et le statut est peu protecteur. Beaucoup ont le sentiment qu’il devient de plus en plus difficile de vivre de ce métier. Mais est-ce que l’analyse doit s’arrêter là ? Pour cet épisode, j’ai invité Frank Adebiaye, expert-comptable, fondateur de Velvetyne Type Foundry, dessinateur de caractères et observateur attentif des métiers de la création. Au fil de notre conversation, nous avons parlé de statuts, de facturation, de retraite, d’intelligence artificielle, d’écoles, de commandes publiques et de la réalité économique du design graphique. Mais surtout, Frank défend une idée qui risque de faire réagir. Il propose un pas de côté en interrogeant la manière dont les graphistes envisagent leur propre métier. Pourquoi sommes-nous aussi nombreux à vouloir travailler pour les mêmes institutions culturelles ? Pourquoi avons-nous autant de mal à parler d’argent, à développer l’aspect commercial du métier ? Et pourquoi laisser croire qu’une commande graphique est une dépense alors qu’elle est un investissement ? Alors, les graphistes doivent-iels toustes rêver du secteur de la culture ou peuvent-iels trouver des débouchés dans tout le reste de la société ? Merci chères auditeurices d'avoir participé à cet épisode en m'envoyant vos questions. Je vous souhaite une bonne écoute. ➡️ fadebiaye.com @fadebiaye Les références : - Niklaus Troxler, graphiste et affichiste suisse - Velvetyne, fonderie fondée par Frank Adebiaye - « La commande de design graphique », CNAP 2024, guide à télécharger gratuitement - « Les dispositifs sociaux des artistes-auteurs des arts visuels : interlocuteurs, droits et aides », CNAP 2026, guide à télécharger gratuitement - Outils de facturation électronique, de gestion financière et comptabilité : Abby, Indy, Pennylane - URSSAF Limousin, organisme de rattachement des artistes-auteurices - AFDAS, financeur et organisateur de formations professionnelles des métiers de la culture (OPCO opérateur de compétence) - IRCEC, caisse nationale de retraite complémentaire des artistes-auteurices Type in use : GD Bauer, Marcus Gärde, Anders Wikström, Paolo Alonso Chapel, GD Foundry Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
54 min
Quand on parle de design graphique, on pense souvent affiche, édition, identité visuelle, mais plus rarement à la signalétique. Pourtant, c’est la forme de graphisme la plus présente dans nos vies : dans la rue, le métro, les aéroports, les musées, les hôpitaux, les écoles, les tours de bureaux ou sur les sentiers de grande randonnée. La signalétique est partout dans l’espace public. Pour en parler, je reçois Thanh-Phong Lê, graphiste et fondateur de Travaux-Pratiques. Au fil de cette conversation, vous allez découvrir que la signalétique ne se résume pas à des panneaux en forme de flèche, à des pictogrammes indiquant les toilettes ou à des typographies lisibles. C’est une discipline qui oblige à comprendre comment les gens se déplacent, occupent un lieu, cherchent une information ou découvrent un espace. Une discipline à la croisée du graphisme, du design d’objet, de l’architecture et de la médiation. Avec Thanh, nous avons parlé de matériaux comme le carton alvéolaire, de patrimoine avec l’Abbaye du Mont-Saint-Michel, de monuments imposants comme le Panthéon, mais aussi de territoires à l’échelle de la Grande Traversée du Massif Central. Nous avons surtout parlé d’un graphisme souvent invisible lorsqu’il fonctionne bien, mais essentiel pour rendre les lieux plus lisibles, plus accueillants et plus accessibles. Je vous souhaite une bonne écoute. ➡️ @travauxpratiques travaux-pratiques.fr Les références : - Laurence Madrelle, Directrice de création, graphiste, LM Communiquer & associés - Nicolas Michelin, Architecte et urbaniste. - David Lebreton, designer, fondateur de Designers Unit - Antonin Bertrand, Graphiste, typographe - Julien Martin, graphiste - Gilles Belley, Designer - Ruedi Baur, Graphiste - Sandrine Nugue, Graphiste, typographe - Karel Martens, Graphiste, typographe et enseignant - Armand Mevis, Designer, studio @mevisvandeursen - Leonardo Sonnoli, Graphiste et directeur artistique - Mathias Reynoird, Designer graphique, cofondateur @atelier_toutvabien - Catherine Zask, Graphiste et typographe - Charlotte Perriand, Architecte, designer et créatrice de mobilier - Arne Jacobsen, Architecte et designer. Type in use: La traversée, Antonin Bertrand, Travaux Pratiques Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 5 min
Les mots occupent une place centrale dans le travail de Sophie Cure. Des mots qu’elle manipule, déplace, écoute, découpe, fait résonner ou parfois même réinventer. Dans sa pratique, le graphisme ne sert pas seulement à organiser des contenus : il devient une manière d’explorer le langage, de jouer avec lui, d’en révéler les tensions, les silences et les ambiguïtés. Dans cet épisode, nous parlons de jeu comme méthode de création, de lecture comme expérience physique, de typographie, de musique, de partitions graphiques et de paysages de signes. Nous revenons sur ses commandes graphiques, ses expositions, son rapport au livre, mais aussi sur toutes les pratiques qui nourrissent son travail : le chant choral, la danse, l’improvisation, les carnets, les objets glanés ou encore les systèmes de notation. Nous parlons aussi du pouvoir politique des mots, notamment à travers son projet Le Bureau des affaires lexicales, né pendant le Covid en réaction aux expressions utilisées pendant cette crise sanitaire. Comment certains mots se vident-ils de leur sens ? Comment le langage influence-t-il notre manière de penser et de regarder le monde ? Enfin, cet épisode interroge une autre manière de concevoir le graphisme : une pratique plus poreuse, plus vivante, où les formes se composent autant avec le rythme, le silence et les accidents qu’avec des règles et des systèmes. Je vous souhaite une bonne écoute. ➡️ @sophie_cure sophiecure.com Les références : - Le Goût des mots HÉRITIER, Françoise, Paris, Odile Jacob, 2013. - Les Villes invisibles CALVINO Italo, Édition française : Les Villes invisibles, Paris, Seuil, 1974. - 1984 ORWELL George, Édition française : 1984, Paris, Gallimard, 1950. - Éloge du risque DUFOURMANTELLE, Anne, Éloge du risque, Paris, Payot & Rivages, 2011. - Éropolitique : Écoféminismes, désirs et révolution BAHAFFOU Myriam, Paris, Le Passager clandestin, 2025. - Une brève histoire des lignes INGOLD Tim, Édition française, Bruxelles, Zones sensibles, 2011. - Le Chez-soi des animaux DESPRET Vinciane, Arles, Actes Sud, 2017. - Les Royaumes minuscules YSÉ Clara, Paris, Gallimard, 2023. - Ars grammatica BESSIS David, Paris, Allia, 2006. - Médiathèque Charles-Gautier-Hermeland, Saint Herblain - Passerelle, Centre d’art contemporain, Brest - Le Bel Ordinaire, Pau - Le Shed, centre d’art contemporain de Normandie - Librairie Petite Égypte, Paris - Centre Pompidou, Paris - Studio Fotokino, Marseille (EP.26) - Festival Laterna Magica - Festival Papier Carbone, Charleroi - Festival Une saison graphique, Le Havre - John Cage, musicien expérimental - Sandrine Nugue, graphiste typographe (EP.76) - Florence De Mecquenem, directrice Le Bel Ordinaire Type in use : Tiempos de Klim Type Foundry Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
56 min
Aujourd’hui, je reçois Emmanuel Besse. Pendant plus de dix ans, il cofonde et développe le studio Large, une structure collective qui explore des formes très variées de design graphique, du print au digital, en passant par la direction artistique et la typographie. Et puis, en 2024, le studio s’arrête. Dans cet épisode, on parle de ce moment-là. De ce que ça veut dire de mettre fin à un projet collectif après plus d’une décennie, non pas dans une logique de rupture, mais comme une évolution presque naturelle, liée aux trajectoires, aux envies, et à la manière dont une pratique se transforme avec le temps. Pour Emmanuel Besse, ce tournant est aussi un retour à un point de départ : la typographie. Avec la création de sa fonderie Formagari, il recentre sa pratique autour du dessin de caractères. On parle alors très concrètement de ce que cela implique : construire un catalogue, penser la diffusion, travailler dans le temps long, mais aussi articuler création et enjeux économiques. Enfin, cet échange dessine une réflexion sur le design : une certaine distance avec la figure de l’auteur, au profit d’une pratique collective et située. Une attention particulière portée au contexte, à l’usage, à la manière dont les formes existent réellement dans le monde. Et cette idée qu’en typographie, comme ailleurs, il n’y a pas une forme juste, mais une infinité de versions possibles, qui dépendent toujours de comment elles seront utilisées. Je vous souhaite une bonne écoute. ➡️ @bessetof @formagari formagari.com Les références: - Léo Carbonnet, designer graphique, cofondateur du studio Large - Arthur Bonifay, designer graphique et illustrateur, membre fondateur de Large. - Geoffrey Pellet, designer graphique, cofondateur de Large - Lucas Le Bihan, designer et dessinateur de caractères - Hugo Le Corre, designer graphique et typographe - Fanny Hamelin, designer typographique - Hugues Gentile, designer typographique - Roxane Gataud, designer graphique et typographique - Andrea Biggio, designer typographique italien - Jean-Baptiste Levée, designer typographique, fondateur de Production Type - Alaric Garnier, designer typographique - Omnigroup, studio de design basé à Lausanne - Bibliothèque Forney - Fonts In Use - Experimental Jetset, studio de design néerlandais - Metahaven, studio - Enzo Mari, designer italien - Jasper Morrison, designer britannique - Rillus, caractère typographique, Formagari - La Sancy, caractère typographique, Formagari - Maxisud, caractère typographique, Formagari Type in use : Sancy dessinée par Emmnuel Besse distribué chez Formagari Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 19 min
Aujourd'hui, on parle de livres. Des livres qu'on touche, qu'on ouvre, qu'on fabrique. Des livres qui n'existent vraiment qu'une fois imprimés, reliés, entre nos mains. Je reçois Cécile Poimboeuf-Koizumi, co-fondatrice de la maison d'édition indépendante Chose Commune, installée à Marseille et spécialisée dans le livre de photographies, mais pas que. Avec Cécile, on revient sur un parcours qui ne débute pas dans l'art, mais dans les langues, entre plusieurs cultures. Le déclic, c'est un stage au Musée de la Photographie de Tokyo, une manière de s'approprier un nouvel univers : en faisant. Créer une maison d'édition sans business plan mais avec l'envie de mettre en valeur le travail d'un artiste, apprendre la fabrication en même temps que les projets, construire un catalogue livre après livre, en avançant à l'intuition mais aussi en se confrontant à une réalité : un livre est d'abord une idée puis une suite de décisions, de contraintes, de choix très concrets. Dans cet épisode on parle de ce qu'est vraiment éditer : choisir, couper, fouiller des archives, refuser des projets. On parle aussi de fabrication, avec une impression de qualité, un format adapté, une couverture "qui dit tout sans tout dire". Cécile aborde aussi l'économie de cette activité : les coûts, les subventions, les tirages, la diffusion, la promotion, le rôle des librairies … cet équilibre fragile qui permet, ou non, de continuer. Un épisode sur un métier discret mais central, qui montre que derrière chaque livre il y a une création, des choix et une vraie prise de risque. Je vous souhaite une bonne écoute. ➡️ @chose_commune chosecommune.com Les références : - Vasantha Yogananthan, photographe, cofondateur de Chose Commune - Shoji Ueda, photographe japonais - Johanna Tagada Hoffbeck, peintre française - Fusako Kodama, photographe japonaise - Mikiko Hara, photographe japonaise - Cirro Battiloro, photographe italien - Taemin Ha, photographe sud-corréen - Iris de Moüy, dessinatrice - Coco Capitan - Geraldo de Barros, photographe brésilien - Cintia Tortosa Santisteban - Stephen Ellcock - Tilmann S. Wendelstein - Perrine Serre - Atelier 25 - Eric Franck Dessin de la cover : Iris de Moüy Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
58 min
Nous enregistrons cet épisode qui accompagne la programmation de la 3ème édition du festival GraphiMs dont la thématique est "Corps et graphisme". Ce festival est organisé par le centre d'art La fenêtre et les médiathèques de la métropole de Montpellier et a lieu du 8 avril au 17 mai. Dans cette épisode, je vous propose une visite, guidée par Sandrine Nugue, de la fabrique des caractères, entre système, dessin, usage et temps long. Son goût marqué pour le détail, l'exactitude et la composition l'amène au fil de sa formation vers le dessin de caractères. Les rencontres aussi, avec les typographes d'hier et d'aujourd'hui. Le déclic c'est la famille Infini qu'elle dessine pour répondre à une commande du Cnap, un projet à visée pédagogique dans lequelle Sandrine concentre tout ce qu'elle a appris. Depuis, elle crée des caractères pour répondre à des commandes donc toujours très contextualisés. Elle travaille aussi avec des agences ou des fonderies en France et à l'international. Sandrine évoque aussi sa place de femme, graphiste, independante dans un secteur économique concurrentiel et dans une société où choisir d'être aussi une mère est un exercice d'équilibriste. Passion, professionalisme et persévérance dans cet épisode au coeur de la pratique typographique. Merci Sandrine. Je vous souhaite une bonne écoute En partenariat avec GraphiMs La fenêtre ➡️ @sndrnng sandrinenugue.com Ecole Estienne HEAR, Arts Déco Strasbourg ESAD Amiens, EsadType ANRT Université de Reading Type and Media, KABK Pays-Bas DRAC Occitanie Lift Type 205TF Catherine Zask Jean-Philippe Bretin Pierre Bernard Pierre Roche Bettina Müller Paul Barnes et Christian Schwartz, cofondateurs de Commercial Type Julien Priez (EP.29) Thomas Bouillet Titus Nemeth Sébastien Morlighem Hugues Gentile Véronique Marrier, CNAP André Baldinger Louise Oppenheim James Edmondson, fondateur de OH no Type Rui Abreu et Catarina Vaz, fondateurs de R-Typography Alice Savoie (EP.41) Travaux Pratiques fondé par Thanh-Phong Lê Adrian Frutiger François Ganeau, créateur du Vendôme Roger Excoffon Albert Boton Ladislas Mandel Peter Bilak Xavier Dupré Studio Marz & Chew Mathieu Réguer, dessinateur de caractères comme Marianne Laurent Bourcelier Imprimerie Art & Caractère Detail in Typography de Jost Hochuli While you're reading de Gerard Unger Type in use : Delusse par Sandrine Nugue distribué par Commercial Type Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
55 min
Today on Graphic Matter, I’m speaking with Mark Bohle, a designer and artist whose practice moves between drawing, graphic design, painting and teaching. I met Mark in Barcelona, where he’s been based for the past ten years. What I find interesting in his work is that everything seems to start from drawing. And he says it himself, drawing is really at the center of his practice. Not in a precious way, but as something very direct, almost everyday. You just start, without overthinking, without anticipating. In this episode, we talk about drawing as a way of thinking, about tools, formats and process, and about letting go of the idea of inspiration. For Mark, and his now well-known sketchbooks, it’s really about repetition and failure. We also talk about his collaborative work with Nam, and about editing hundreds of drawings for his books Pica Pica , published with Handshake. How do you go through that amount of material? How do you select only a few drawings? And how do you turn that into a book? I hope you enjoy this episode! Find Pica Pica 2 online here , and in all the good bookshops! ➡️ @mark_bohle markbohle.com namandmark.com Graphic Matter is a french independent podcast dedicated to the contemporary graphic design scene. Cover's type in use is Buzz designed by Quentin Coulombier available by Ornemental & Title Type. Follow Graphic Matter on IG @graphicmatterpodcast Thank you for your support. Produced by Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 1 min
Aujourd’hui dans Graphic Matter, je reçois Julie Galand et Baptiste de l’Espinay, les fondateurs de l’agence ZOO. Depuis plus de dix ans, leur studio développe des identités visuelles pour de grandes institutions culturelles, du Château de Versailles au MO.CO., de Chaillot au Centre Pompidou. Dans cet épisode, on parle de concours, de commandes publiques, de stratégie et de direction artistique, mais aussi de ce que signifie dessiner pour une institution aujourd’hui. Comment rendre un lieu plus lisible, plus vivant, plus ouvert, sans effacer son histoire ? Comment créer une identité qui accompagne une programmation, un projet, une vision ? Avec ZOO, on parle de graphisme institutionnel, de typographie, de fabrication et de travail d’équipe et de la manière dont le design peut traduire l’énergie d’une institution. Je vous souhaite une bonne écoute. ➡️ @zoo_designers_graphiques z-o-o.fr Les références : - Base Design @base_design - Experimental Jetset @jetset_experimental - Graphéine @grapheine_branding - Centre Pompidou - Chaillot, Théâtre national de la Danse - MO.CO. Montpellier Contemporain, institution d’art contemporain à Montpellier - Le Château, Centre d’art contemporain et du patrimoine d’Aubenas - Geneviève Paire - Rachid Ouramdane, chorégraphe et directeur de Chaillot - Nicolas Bourriaud, critique d’art et commissaire - Jean Widmer, graphiste du logo historique du Centre Pompidou Type in use : Montlaur par Zoo Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 1 min
Pour cet épisode, je suis allée à Saint-Brieuc à la rencontre d’Adèle et Maxime, le duo qui forme Atelier Bingo. Leur pratique à quatre mains commence vraiment à Saint-Laurent-sur-Sèvre, dans un atelier-logement en pleine campagne. Un grand espace, du temps, peu de moyens… et l’envie de tout faire eux-mêmes. C’est là que la sérigraphie les amène vers le collage, que les formes se découpent, que les images se construisent couche après couche, couleur après couleur. Très vite, iels développent une écriture identifiable, entre abstraction, matière et contraste, qu’iels vont injecter dans la commande. Textile, édition, affiches, étiquettes, vitrines : leur travail circule entre pratique personnelle et projets commerciaux, les deux se nourrissant en permanence. On parle avec eux d’auto-édition, de débuts sur Tumblr puis Instagram, de la question des droits d’auteur, du rapport à l’économie d’un studio. On parle aussi du geste manuel, du collage comme méthode de pensée, du numérique comme outil, mais jamais comme point de départ. Avec Atelier Bingo, tout commence par découper, assembler, tester. Les images ne sont jamais préméditées : elles apparaissent en faisant. Une conversation sur le temps long, sur l’équilibre entre liberté et commande et sur l’importance du lieu dans la construction d’une pratique et d’un langage visuel. ➡️ @atelier_bingo atelier-bingo Les références : - @antoninfaurel - @geoffroypithon (EP.45) - @omnitype - @editions_fpcf (EP.23) - @okdesparis - Mambo de chez @editions_fpcf - Stéréo Couleur de chez @editions_fpcf - Capsules spatiotemporaires (bientôt disponible) de chez @okdesparis Lettrage de la cover par Atelier Bingo Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 11 min
Aujourd’hui, Graphic Matter donne la parole à Antoine et Valentin, les fondateurs de Services Généraux, un studio d’une quinzaine de personnes. C’est inhabituel, puisque le podcast accueille le plus souvent des indépendants ou des structures beaucoup plus petites. Services Généraux, est un studio de création d’images qui s’est construit autour d’une idée claire : développer une structure à la hauteur des projets auto-initiés qu’elle souhaite pouvoir produire. Un studio pensé comme un outil, capable d’articuler commandes et recherches, contraintes économiques et liberté créative. Dans cet épisode, Antoine et Valentin reviennent sur leur manière de concevoir les images : une approche profondément conceptuelle, où le sujet et sa mise en scène priment sur le style ou la technique. Services Généraux travaille l’ensemble des modes de production de l’image, prise de vue réelle, 3D, image de synthèse, post-production, intelligence artificielle, avec une attention constante à ne jamais se laisser enfermer par un outil ou une esthétique imposée. L’IA, largement intégrée aux pratiques, fait d’ailleurs partie des sujets abordés, avec recul et précaution. Antoine et Valentin parlent aussi très concrètement de leur rôle de chefs d’entreprise : le recrutement, l’organisation et l’implication des équipes, la gestion de la croissance, la visibilité du studio, la stratégie de développement, et le poids réel des responsabilités que cela implique au quotidien. Enfin, une partie de la discussion est consacrée à Sisyphe, leur court métrage auto-initié, sur lequel ils ont travaillé et investi les moyens du studio. Ils le décrivent comme leur projet le plus personnel à ce jour, celui qui concentre l’ensemble de leur savoir-faire, aussi bien sur le plan conceptuel que technique. Le film sera présenté à Paris le 26 février, à l’Espace Commines, accompagné d’une exposition et d’un livre retraçant toute sa genèse. ➡️ @servicesgeneraux generaux.services Les références : - @_fetva_ - The Creative Act: A Way of Being – Rick Rubin : Essai sur la création comme état de disponibilité - Le mythe de Sisyphe : mythologie grecque - La pyramide des besoins de Maslow (concept sociologique) : Modèle hiérarchisant les besoins humains - Virgil Abloh - Ill Studio par Thomas Subreville - Anti Studio : studio international fondé en parallèle de Services Généraux - Iconoclaste Logo SG by @abbr.projects Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 3 min
Aujourd’hui, je reçois Léna Araguas et Alaric Garnier, graphistes et designers éditoriaux, qui travaillent ensemble au sein de l’atelier Garnier–Araguas, et qui ont fondé la maison d’édition indépendante Rotolux Press. Dans cet épisode, on parle d’édition indépendante : de ce que ça implique concrètement, des choix graphiques, des contraintes économiques, de la diffusion, et de la réalité très matérielle de faire exister des livres aujourd’hui. À travers l’exemple du livre Anthologie Douteuses, iel expliquent comment un projet se construit dans le temps, comment on apprend en faisant, et ce que signifie, pour eux, défendre une pratique éditoriale exigeante. On discute aussi de leur travail de commande, de leur rapport aux commanditaires, de leur manière de travailler à deux, de typographie et de processus créatif. Un épisode très concret, très sincère, qui donne à voir l’envers du décor du design graphique et de l’édition indépendante. Je vous souhaite une bonne écoute. ➡️ @garnieraraguas garnier-araguas.com @rotoluxpress rotoluxpress.com Les références : - John Morgan - Fanette Mellier (EP.28) - Maquette et Mise en page - Spassky Fischer - Fotokino (EP.26) - Maison populaire de Montreuil - HOBO - Makassar - Maison des Artistes - Élodie Petit - Marguerin Le Louvier - Éditions Pauvert - Mathilde Habert - Eva W - Félixe Kazi-Tani - Le mouvement féministe est un complot lesbien - Minimale - Camille Azaïs - Firestar - AD Rose Type in use : Mars Condensed dessinée par Alaric Garnier disponible chez Production Type Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 7 min
Aujourd’hui, je reçois Amélie et Djelissa, le duo derrière Odds Studio. Elles se rencontrent en 2017 à Los Angeles, dans un Uber partagé. Elles ne travaillent pas ensemble à ce moment-là, vivent dans des villes différentes, et suivent chacune leur parcours. Elles se retrouvent quelques années plus tard à Paris, commencent à travailler ensemble, puis fondent Odds Studio en 2021. Leur travail se construit à deux, dans un échange permanent, avec une attention particulière portée aux objets, aux supports, aux détails et à la manière dont une identité se décline. Elles parlent beaucoup de collaboration, de choix de projets, de rapport aux clients, et d’une pratique qui se précise au fil des situations. Dans cet épisode, on parle de leur rencontre, de la création du studio, de leurs valeurs, de leur rapport au hasard, évidemment, du choix des projets et des clients, mais aussi de ce que ça implique, concrètement, de faire tourner un studio à deux aujourd’hui. On parle aussi d’objets, de food, de typographie et de cette envie constante de faire des choses justes, sans trop se prendre au sérieux. Bonne écoute ! ➡️ @oods.studio Les références : - Leslie David Studio (EP.33) - Doolittle Magazine - Mamiche - Lolo Type in use : Agipo Regular by RP Digital Type Foundry Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Pour découvrir les fanzines Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 28 min
Aujourd’hui, je vous propose un épisode un peu différent. Une conversation en mouvement avec Alex Balgiu, enregistrée dans le musée Mallarmé, à Fontainebleau. On marche, on regarde, on feuillette… Et à chaque détour, Alex dévoile sa manière de faire, ses références, et ce qui façonne son regard – le pourquoi de sa pratique. Ce qui rend cette déambulation si singulière, ce sont les objets qui nous entourent : des livres rares, des éditions marginales, des partitions de danse, des poèmes spatiaux… des trouvailles minuscules, parfois improbables. Chacun d’eux déclenche un récit, une association, un souvenir. Alex cite des artistes, des poètes, des performeurs que l’on ne connaît pas toujours, mais il en parle avec une telle précision et une telle générosité que tout devient accessible. Et si certaines références vous échappent, pas d’inquiétude : nous les avons toutes rassemblées dans la fiche de l’épisode, pour prolonger l’écoute. Au fil de la marche, on aborde son rapport au livre et à l’édition, les circulations entre performance et pédagogie, ses collaborations, la poésie concrète, les partitions ouvertes… Et surtout, cette idée de communauté d’attention : une manière de regarder, de lire, de se relier au monde et aux autres à travers les objets, les gestes et les formes. ➡️ @designingwriting designingwriting.com Personnes • Stéphane Mallarmé — Poète symboliste ; conçoit le livre comme un geste performatif • Aby Warburg — Historien de l’art ; sa pensée en constellations irrigue le travail de Balgiu • Louis Lüthi — Écrivain et designer ; auteur de On the Self-Reflexive Page • Roger Chartier — Historien du livre ; analyse la matérialité et la circulation des textes • Philippe Millot — Designer graphique ; éditeur aux Éditions Cent Pages • Arthur Cravan — Poète-boxeur, figure dadaïste et iconoclaste • Janne-Camilla Lyster — Chorégraphe norvégienne ; écrit des partitions chorégraphiques • Anna Halprin — Chorégraphe pionnière ; cofondatrice des partitions ouvertes • Lawrence Halprin — Paysagiste ; co-auteur des RSVP Cycles • Mónica de la Torre — Poétesse et éditrice ; collabore avec Balgiu sur la poésie concrète • Ilse Garnier — Poétesse française du spatialisme • Mary Lucier — Artiste vidéo ; participante à Women’s Work • JJJJJerome Ellis — Musicien et écrivain ; auteur de The Clearing • Marie-Ange Guilleminot — Artiste ; utilise des boîtes de bouquinistes comme micro-espaces d’exposition • Stephen C. Blumberg — Bibliomane américain ; a construit une bibliothèque clandestine à partir de livres volés, projet avec Olivier Lebrun Ouvrages et projets éditoriaux • On the Self-Reflexive Page — Essai de Louis Lüthi sur la page comme espace conceptuel • Notations — Anthologie de systèmes de notation expérimentaux (Cage & Knowles) • RSVP Cycles — Méthode d’improvisation et de composition d’Anna & Lawrence Halprin • Women’s Work — Anthologie de partitions féministes publiée par Primary Information • Anthologie de poésie concrète (Balgiu & de la Torre) — Poésie visuelle et expérimentale, OSSIP Press • The Clearing — Livre, essai et album de JJJJJerome Ellis • Les Lettres Nouvelles — Revue littéraire dirigée par Maurice Nadeau (1953–1990) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 16 min
Aujourd’hui, je rencontre le studio F451, fondé par Domitille Debret et Quentin Creuzet. Tous les deux viennent du design graphique, mais travaillent là où le graphisme rencontre le code, dans cette zone un peu floue qui n’entre pas vraiment dans les cases classiques de l’UX, du « front » ou du « back-end ». Eux se présentent simplement comme des designers qui font des sites internet – même si derrière cette formule modeste, il y a une réflexion très profonde sur le web, ses outils, ses contraintes et ses imaginaires. Avec F451, on parle de HTML et de CSS comme d’un artisanat, d’un langage structurant qui oblige à organiser le contenu, à revenir à la base de ce qu’est un site. On parle aussi de génération, de bidouille sur Linux, Skyblog, Tumblr, de scripts dans InDesign, de cette envie de tout automatiser un peu par flemme mais surtout par curiosité. On évoque les commanditaires, l’économie des sites web, la manière de construire un devis, de négocier avec les contraintes techniques, écologiques, politiques, sans céder aux effets spectaculaires ni aux logiques de tracking qui se cachent derrière le vocabulaire de l’« expérience utilisateur ». On discute enfin de la place du web dans le champ du design graphique, de cette hiérarchie implicite qui valorise encore l’affiche et le livre plus que le site internet, et de la façon dont F451 revendique une pratique à la fois très artisanale et pleinement créative. Une conversation sur le code, oui, mais surtout sur la manière d’habiter le web autrement. ➡️ @f451.studio f451.studio @domitilledebret @ccccccccreuzet Les références : Ray Bradbury, auteur de Fahrenheit 451 François Truffaut, réalisateur du film Fahrenheit 451 ESAAT Roubaix – BTS Design graphique, option médias numériques Design Academy Eindhoven – Master Information Design (Domitille Debret) HTML / CSS / JavaScript Visual Studio Code – éditeur de code Kirby CMS – Content Management System Figma – design d’interface Flash – ancien outil d’animation Terminal (Mac/Linux) – scripts, automatisations Linux – environnement d’exploitation Skyblog – plateforme de blogs (customisation avec du code) Are.na – plateforme de recherche et de curation Type in use : Times Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
51 min
👋 Cet épisode est soutenu par Fonts Ninja , un outil gratuit et indépendant créé par des designers pour explorer, tester et identifier facilement des typographies. Dans cet épisode, je rencontre Clémentine Berry. Graphiste de formation, elle fait aujourd’hui de la direction artistique au sein de Twice Studio, qu’elle a co-fondé il y a plusieurs années. Très vite, on comprend que Clémentine est faite pour la direction artistique, pour mener et développer des projets. Des premiers petits boulots mal payés en freelance à la réédition d’objets, en passant par la direction artistique pour Bulgari, la maison de joaillerie, Clémentine est une fonceuse, une bosseuse. C'est sans doute l’héritage de son enfance dans une famille de maraîchers, où le travail, l’efficacité et l’anticipation sont des valeurs essentielles. De cet univers, elle a aussi gardé une véritable passion pour les savoir-faire. C’est Clémentine, qui a créé la revue Tools, déjà cinq numéros consacrés à la matière, aux gestes, aux techniques. Une revue indépendante, sans commanditaire, qui célèbre les artisans et les métiers manuels avec un regard profondément contemporain. Un échange sur le faire, la curiosité, et cette envie de mettre en valeur et de transmettre le beau travail. ➡️ @clementineberry @twice_studio @tools_magazine_ twice-studio.com Les références : - Fanny Le Bras - Léa Peckre - Malou Messein - Camille Azaïs - François Bauchet - les Arts Décoratifs - Ateliers de Paris - Villa Noailles - Tools Magazine - Tools Éditions - Tools Services - Les Presses du Réel - Atelier Mercier - Bibliothèque Fornay Type in use : Amsterdam Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 10 min
Pour cet épisode, je reçois Vanina Pinter, historienne et théoricienne du design graphique, autrice, journaliste et commissaire d'expositions. D’abord formée en philosophie et en histoire de l’art, elle découvre le graphisme depuis la rédaction d’Étapes avant de se consacrer à l’enseignement, notamment à l’ESADHaR au Havre. Avec elle, on parle histoire vivante du design graphique, culture visuelle et composition, mais aussi graphiste-auteur, diffusion des images et responsabilités face aux signes que l’on met dans l’espace public. On aborde la précarité du métier, l’arrivée de l’IA dans les écoles, la place de l’affiche, et les inégalités de genre — un sujet qu’elle explore dans ses écrits et expositions, pour mieux transmettre des repères aux nouvelles générations. Une boussole critique pour penser nos images autant que les fabriquer. ➡️ @vanina_pinter regarderparlafenetre.fr Les références : Alain LeQuernec MABA, centre d'art contemporain, Nogent-sur-Marne Etapes, magazine ESADHaR Andrezj Turowski, historien de l'art et professeur Catherine Guiral (EP.63) Gérard Paris-Clavel Catherine Zask Annick Orliange "Qui a peur d'une femme", journal La Life, janvier 2014 King Kong Théorie Virginie Despentes Le vertige du funambule Annick Lantenois Leslie David (EP.33) Hélène Marian (EP.15) Lisa Sturacci (EP.52) Félicité Landrivon (EP.12) Dispar(être), textes Cassandre Le secret des anneaux de Saturne, exposition Michael Rock "The designer as author", 1996, article L'affiche a-t'elle un genre, coll Milieux, Ed 205 Michel Lepetitdidier Parade, exposition Variations épicènes, exposition Fanette Mellier (EP.28) Sylvia Tournerie (GM Station Chaumont J2) Paula Scher Irma Boom Rosmarie Tissi Type in use : BF-15 - Jocelyn Cottencin. Lieux communs Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 3 min
Aujourd’hui, je rencontre Jad Hussein. Il est graphiste, produit beaucoup de design éditorial, et travaille seul, sous son nom ou celui de son studio Look Specific. Il développe une pratique à la fois précise et intuitive, nourrie par la photographie, la culture skate et le graffiti, mais pas seulement. Jad explique qu’il fonctionne par immersion : il se plonge pendant plusieurs années dans un thème, pour en comprendre les codes, acquérir des compétences, et apprendre auprès de ceux qui le pratiquent. C’est ainsi qu’il conçoit son rôle : non pas faire du graphisme pour lui-même, mais mettre le graphisme, et plus particulièrement le graphisme éditorial, au service d’un projet. Il évoque ses projets personnels comme la série Magic Line, ses collaborations au long cours avec Paris Musées ou avec des architectes, et son travail avec Fuzi. Jad revendique une économie artisanale et humaine du design graphique. Une conversation joyeuse, pleine d’énergie et sans masque, où il est question de liberté, de rencontres, et du beau travail. Les références et noms cité·es : - Building Books - ABC Dinamo - Henri Cartier-Bresson - Josef Koudelka - Sebastiao Salgado - Magic Line - Paris Post Modern, Ed pavillon de l'Arsenal - FUZI, Fuzi world chez TAG Editions Type in use : ABC Rom, Dinamo Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
54 min
Vous pouvez soutenir Graphic Matter en vous abonnant au podcast sur votre plateforme, en faisant un don ou en commandant des fanzines de la collection. 🫶 Aujourd’hui, je retrouve Félix Farjas, designer graphique formé à Estienne, pour parler de l’«après école». Félix a une trajectoire pluridisciplinaire, entre motion design, typographie, expérimentation sonore, et bricolage technique. On revient sur ses années d’études, son projet de diplôme, ses premières expériences professionnelles — comme son stage au studio Dumbar ou sa collaboration avec Lola Duval — et sur la manière dont il est devenu freelance, un peu malgré lui. Mais cet épisode est aussi l’occasion d’ouvrir des questions plus profondes, autour de la typographie et d’une troisième dimension. Félix explore l’idée que l’écriture est d’abord un geste dans l’espace, souvent contraint par la surface plane. Il cherche à libérer ce geste, à le capter en mouvement, en volume, à travers la vidéo, la réalité virtuelle, ou l’animation 3D. Ses recherches autour de la typographie en trois dimensions, nourries par l’exemple de la Calypso de Roger Excoffon, interrogent la forme des lettres, non plus comme signes figés, mais comme traces mouvantes, visibles depuis plusieurs angles, presque dansées. Enfin, il défend une pratique du design ancrée dans le bricolage, dans le détournement des outils, dans la curiosité et l’expérimentation. C’est en testant, en bidouillant, en utilisant des logiciels à contre-emploi — que ce soit pour capturer un geste, créer un caractère, ou manipuler du son — qu’il trouve des solutions nouvelles et, parfois, des formes inattendues. Il ne s’agit pas seulement de maîtriser les outils, mais de se laisser surprendre par eux. Les références et noms cité·es : - La Martinière Diderot, Lyon - École Estienne, Paris - Mathis Oville - Lola Duval - Les Rencontres internationales de Lure - Liza Enebeis, Dumbar - Yannick Kergoat - Maud Guerche www.bora-bord.com - @kantismovementlibrairy - Pointer Studio - Roger Excoffon - Andy Cramer - Charlie Le Maignan Font in use : Calypso de Roger Excoffon, modélisation 3D par Félix Farjas Pour découvrir et commander la collection Graphic Matter x Quintal. Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1 hr 14 min
Aujourd’hui, je reçois Catherine Guiral. Designer graphique, enseignante, chercheuse, historienne du design, elle est aussi co-fondatrice de officeabc et de l’Agence du doute. Ensemble, on parle de critique, d’écriture, de transmission, de typographie, d’édition et d’intuition. Catherine nous raconte sa rencontre, pour sa thèse de doctorat, avec Pierre Faucheux. Vous le connaissez sûrement par sa direction artistique du Livre de Poche. Mais son oeuvre est bien plus riche. Une conversation dense, généreuse, passionnée – à l’image du travail de Catherine. Bonne écoute à toustes. ➡️ cgdenkraum officeabc Les références : Ouvrages, revues, articles - Looking Closer (compilation d’articles sur le design graphique) - Emigre Magazine - Eye Magazine - Une histoire de l’imprimerie et de la chose imprimée - Olivier Deloignon - Pierre Faucheux, le magicien du livre - Marie-Christine Marquat - Écrire l’espace - Pierre Faucheux - L’écho d’un langage trouvé, Samuel Vermeil - Marie-Louise n°2 - Une histoire de l’imprimerie et de la chose imprimée - Olivier Deloignon - Les écrits de Catherine de Smet sur la critique du design graphique - The Carrier Bag Theory of Fiction - Ursula K. Le Guin - Giff Wiff (revue des années 60, fondée entre autres par Resnais) - Revue en ligne Tombolo - Revue Faire Personnalités et enseignant·es - Lorraine Wild - Jeffery Keedy - Thierry Chancogne - Renaud Huberlant - Emmanuel Souchier - Catherine de Smet - Alexandra Midal - David Crowley - Sarah Teasley - Jérôme Dupeyrat - Pedro Cardoso - Lise Brosseau - Phil Baber - Charlotte Cheetham Collectifs, blogs et structures - officeabc - L’Agence du doute - La Petite bibliothèque infernale - Manystuff (Charlotte Cheetham) - Deux ou trois choses que je sais d’elle, la typographie (blog) - Club Collector (Pedro Cardoso) - Abake - Éditions 205, Éditions B42, Actes Sud, La Fabrique Institutions et lieux - ENSAD, CalArts LA, RCA Londres, ERG Belgique - IMEC (Institut Mémoires de l’édition contemporaine) - Le Signe, centre national du graphisme (Chaumont) - Biennale de Brno Fonte : Simplicitta par Catherine Guiral, Brice Domingues (officeabc) et Sarah Kremer Pour faire un don et soutenir le podcast. Pour vous inscrire à la newsletter mensuelle de Graphic Matter. Pour suivre le podcast @graphicmatterpodcast Merci pour votre soutien, on se retrouve toutes les deux semaines pour une nouvelle rencontre. Conception, production, curation, graphisme : Louise Gomez Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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