Published by Collectif de Recherche Action Politique et Démocratie
Le CAPED est un collectif de recherche interuniversitaire financé par le Fonds de recherche du Québec – Société et Culture (FRQSC). Son objectif principal est de mieux comprendre le foisonnement des nouvelles formes d’actions politiques et leur articulation.
Listen on Apple PodcastsDans ce troisième et dernier épisode de notre mini-série Garde à vue : une critique du pouvoir policier , nous avons l'immense privilège d’accueillir Gwenola Ricordeau. Cette chercheuse de renom nous accompagne pour une réflexion approfondie sur les fondements de la pensée abolitionniste, tant sur le plan policier que carcéral. L’épisode est divisé en deux parties. Dans la première, nous discutons des racines de la pensée abolitionniste, et de la rupture qu’elle marque avec les critiques réformistes de la police. Dans la deuxième partie de l’épisode, nous discutons des perspectives féministes de l’abolitionnisme carcéral, ainsi que de la justice réparatrice, une notion qui gagne en visibilité dans les dernières années. Enfin, l’épisode se conclut sur le contexte politique actuel, ainsi que sur les effets qu’ont les dérives autoritaires sur le milieu de la recherche critique. À l’aune des récentes et horrifiantes révélations concernant les violences racistes au sein du SPVM, cet épisode apparaît d’autant plus d’actualité qu’il réitère l’impossibilité de voir naître de meilleures polices ni de meilleures prisons. Bonne écoute ! Ouvrages référés Ricordeau, G. (2026). Tant qu’il y aura des prisons . Le Passager clandestin. 152p. Ricordeau, G. (2019). Pour elles toutes : Femmes contre la prison. Lux Éditeur. 240p. Ricordeau, G. (dir.). (2023). 1312 raisons d’abolir la police. Lux Éditeur. 352p. Suggestions de lecture Davis, A. (2003). Are Prisons Obsolete? Seven Stories Press. 128p. Purnell, D. (2021). Becoming Abolitionists: Police, Protests, and the Pursuit of Freedom . Astra House. 288p. Kaba, M. et Ritchie, A. J. (2022). No More Police : A Case for Abolition . The New Press. 400p. Kaba, M. (2021). We Do This ‘Til We Free Us : Abolitionist Organizing and Transforming Justice . Haymarket Books. 240p. Invitée : Gwenola Ricordeau Animation : Morange C. Lemire et Viviane Isabelle Réalisation et post-production : Morange C. Lemire et Viviane Isabelle Visuel : Viviane Isabelle Crédit musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa
Dans ce troisième et dernier épisode de notre mini-série Garde à vue : une critique du pouvoir policier , nous avons l'immense privilège d’accueillir Gwenola Ricordeau. Cette chercheuse de renom nous accompagne pour une réflexion approfondie sur les fondements de la pensée abolitionniste, tant sur le plan policier que carcéral. L’épisode est divisé en deux parties. Dans la première, nous discutons des racines de la pensée abolitionniste, et de la rupture qu’elle marque avec les critiques réformistes de la police. Dans la deuxième partie de l’épisode, nous discutons des perspectives féministes de l’abolitionnisme carcéral, ainsi que de la justice réparatrice, une notion qui gagne en visibilité dans les dernières années. Enfin, l’épisode se conclut sur le contexte politique actuel, ainsi que sur les effets qu’ont les dérives autoritaires sur le milieu de la recherche critique. À l’aune des récentes et horrifiantes révélations concernant les violences racistes au sein du SPVM, cet épisode apparaît d’autant plus d’actualité qu’il réitère l’impossibilité de voir naître de meilleures polices ni de meilleures prisons. Bonne écoute ! Ouvrages référés Ricordeau, G. (2026). Tant qu’il y aura des prisons . Le Passager clandestin. 152p. Ricordeau, G. (2019). Pour elles toutes : Femmes contre la prison. Lux Éditeur. 240p. Ricordeau, G. (dir.). (2023). 1312 raisons d’abolir la police. Lux Éditeur. 352p. Suggestions de lecture Davis, A. (2003). Are Prisons Obsolete? Seven Stories Press. 128p. Purnell, D. (2021). Becoming Abolitionists: Police, Protests, and the Pursuit of Freedom . Astra House. 288p. Kaba, M. et Ritchie, A. J. (2022). No More Police : A Case for Abolition . The New Press. 400p. Kaba, M. (2021). We Do This ‘Til We Free Us : Abolitionist Organizing and Transforming Justice . Haymarket Books. 240p. Invitée : Gwenola Ricordeau Animation : Morange C. Lemire et Viviane Isabelle Réalisation et post-production : Morange C. Lemire et Viviane Isabelle Visuel : Viviane Isabelle Crédit musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa
Avertissement de contenu : Cet épisode contient des descriptions de violences policières à caractère raciste. Dans ce deuxième épisode de la mini-série Garde à vue, nous recevons au micro du CAPED Lynda Khelil (Ligue des droits et libertés) et Alexandre Popovic (militant et chroniqueur à Pivot). Nous proposons une exploration critique sur les dispositifs qui légitiment le pouvoir policier, en insistant sur le rôle et l’opacité du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI). Nous revenons sur le décès de Nooran Rezayi, puis abordons la question des caméras corporelles — présentées comme un gage de responsabilité mais susceptibles d’intensifier la surveillance et l’augmentation des budgets policiers. Enfin, nous situons ces enjeux dans le cadre du capitalisme de surveillance et interrogeons le droit : levier de protection des libertés ou instrument de répression ? Ouvrages référés Beauregard-Caplette, Joanie. 2023. « Défis et enjeux associés à la collaboration d’enquêteurs ex-civils et de policiers retraités au Bureau des enquêtes indépendantes ». Université de Montréal. Coalition contre la répression et les abus policiers, et Ligue des droits et libertés. 2020. Regards critiques sur les trois premières années d’activité du Bureau des enquêtes indépendantes . Khelil, Lynda, et Alexandre Popovic. 2026. « Du BEI au DPCP, l’opacité et l’impunité persistent autour des décès aux mains de la police ». Le Devoir , mars 14. Ligue des droits et libertés. 2022. « Le capitalisme de surveillance : menace à la démocratie et aux droits ! » Droits et libertés 41 (1). Popovic, Alexandre. 2025. « Pourquoi ne pas abolir le Bureau des enquêtes indépendantes? » Pivot , novembre 11. Popovic, Alexandre. 2026. « Caméras corporelles : la grosse arnaque ». Pivot , février 2. Invité·e·s : Lynda Khelil et Alexandre Popovic Animation : Morange C. Lemire et Viviane Isabelle Réalisation et post-production : Morange C. Lemire et Viviane Isabelle Visuel : Viviane Isabelle Crédit musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa.
Dans ce premier épisode de la série Garde à vue , nous accueillons au micro du CAPED le professeur Massimiliano Mulone de l’École de criminologie de l’Université de Montréal. Au cours de l’épisode, nous examinons les relations entre institutions policières et municipales, notamment à travers les enjeux budgétaires, les logiques électorales et la production politique de la « sécurité » et du « crime ». Nous soulevons ensuite la question de la propagande policière dans les médias. Enfin, nous discutons des travaux récents de Mulone sur l’agnotologie du racisme — c’est-à-dire la production de l’ignorance à l’égard du racisme au sein de la police. Ses recherches analysent les rationalisations mobilisées par les policiers face aux accusations de profilage racial. Ce premier épisode offre ainsi un éclairage critique sur les cadres institutionnels, discursifs et épistémiques qui structurent les pratiques policières au Québec. Ouvrages référés Armony, Victor, Boatswain-Kyte, Mariam Hassaoui, et Massimiliano Mulone. 2023. Interpellations policières et profilage racial : Contextualisation de la pratique d’interpellation à la lumière de l’identité racisée des personnes interpellées et évaluation de la nouvelle politique d’interpellation . Karakatsanis, Alec. 2025. Copaganda: How Police and the Media Manipulate Our News . 1 online resource (iii, 419 pages) : illustrations. The New Press. Manning, Peter K. 1997. Police Work: The Social Organization of Policing . 2nd ed. Waveland Press. Mulone, Massimiliano, Victor Armony, et Mariam Hassaoui. 2024. « Police, racisme et agnotologie : résistances et rationalisations des agents de la paix face aux allégations de racisme ». Criminologie 57 (1): 213‑40. Invité : Massimiliano Mulone Animation : Morange C. Lemire et Viviane Isabelle Réalisation et post-production : Morange C. Lemire et Viviane Isabelle Visuel : Viviane Isabelle Crédit musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa.
La série de balados Garde à vue invite à un renversement. Cette fois, c’est nous qui plaçons l’institution policière dans notre champ de vision critique afin de l’interroger, l’examiner et la comprendre. À travers des voix de chercheur·euses, de militant·es et de personnes concernées, la série interroge la légitimité, les violences et les pouvoirs de l’institution policière pour éclairer ce qu’elle révèle du monde social et politique d’aujourd’hui. Animation : Morange C. Lemire et Viviane Isabelle Réalisation et post-production : Morange C. Lemire et Viviane Isabelle Visuel : Viviane Isabelle Crédit musique : His Mastery of Caution by <a href="https://app.sessions.blue/browse/track/355069">Blue Dot Sessions</a>
L'autonomie en mouvement, une enquête documentaire sur l'action communautaire autonome À travers les voix de celles et ceux qui font vivre le mouvement communautaire autonome, L’autonomie en mouvement raconte ces lieux où se dessinent d’autres façons de vivre ensemble. Chaque épisode explore différentes facettes des tensions qui traversent l’action communautaire autonome et interroge ce que le mouvement révèle de notre société et de notre conception du bien commun. épisode 3 : Transmettre Dans un contexte de crises multiples et de recul des droits, l’action communautaire autonome est elle-même traversée par des tensions qui fragilisent sa capacité à demeurer un levier de transformation sociale et à incarner les principes de justice sociale qu’elle revendique. Alors que les militant‧es de la première génération du mouvement cèdent la place à une nouvelle relève, les organismes sont confrontés à un défi de taille: transmettre les fondements du mouvement tout en répondant aux défis contemporains d’un monde en mutation. Comment concilier le professionnalisme exigé par les réalités du terrain avec l’esprit militant qui a façonné le mouvement ? Comment faire vivre, au quotidien, les idéaux de justice sociale, de solidarité et de démocratie au cœur du mouvement ? Et surtout, comment les incarner au sein même des organismes en évitant que les vocations ne s’essoufflent face aux conditions de travail précaires et aux besoins grandissants des populations ? Cet épisode explore les tensions qui traversent aujourd’hui les conditions de travail dans l’action communautaire autonome. Il interroge la capacité du mouvement à se maintenir et à se renouveler en faisant front commun, dans un contexte où il est plus facile de fragmenter les luttes que de les rassembler. Un balado co-produit par le CAPED et l’Esprit Libre . Ce balado a été rendu possible grâce au soutien financier du programme Dialogue des Fonds de recherche du Québec . Écrit par Marie Lefebvre et Romain Paumier Réalisé et monté par Manon Giri Indicatif musical, conception sonore et mixage par Simon Coovi-Sirois Percussions par Béatrice Roy Prise de son par Andrew Beaudoin Voix générique par Clémence Roy-Darisse Illustration par Dorothée de Collasson - Do2co Avec les voix de Pierre Valois, ancien formateur au Centre de formation populaire Caroline Toupin, coordonnatrice du RQ-ACA Amélie Lafortune-Lauzon, ancienne formatrice et accompagnatrice à la vie associative au Centre de formation populaire Camille Trudel, co-coordonnatrice, à la CDC Action Gardien Rowan Mercille, vice présidence des relations de travail au STTIC Sylvain Lafrenière, coordonnateur du RODCD Marie-Christine, militante salariée de l’ OPDS Lise, militante et présidente du CA de l’OPDS Moussa, militante de l’OPDS Hind, militante salariée de l’OPDS Les extraits utilisés Hymne des personnes assistées sociales par l’ ADDSQM et ROSE du Nord , le 8 octobre 2024 Casseroles Rosemont par Jean-François Coutu, le 23 mai 2012 Musiques additionnelles Starwalker - Moments of now Nous serons ce que nous sommes - fanfare Pourpour, 2023. Paroles et musique de Zoé Dumais.
L'autonomie en mouvement, une enquête documentaire sur l'action communautaire autonome À travers les voix de celles et ceux qui font vivre le mouvement communautaire autonome, L’autonomie en mouvement raconte ces lieux où se dessinent d’autres façons de vivre ensemble. Chaque épisode explore différentes facettes des tensions qui traversent l’action communautaire autonome et interroge ce que le mouvement révèle de notre société et de notre conception du bien commun. épisode 2: Patcher les trous Pendant la pandémie de Covid-19, les organismes communautaires ont été considérés comme des services essentiels, voire des “anges gardiens”, pour leur capacité de répondre dans l’urgence aux répercussions sociales de la crise. Pourtant, le travail qu’ils font bien souvent par “vocation” se réalise dans des conditions de travail préoccupantes et les conduit à descendre dans la rue, année après année, pour revendiquer un financement à la hauteur de leur rôle sur le terrain. Ces organismes sonnent l’alarme: ils tiennent à bout de bras et à bout de souffle le filet social que l’État délaisse. Plus l’État se désengage vis-à-vis de ses services publics et plus la pression est conséquente sur les organismes communautaires qui peinent, en retour, à “patcher les trous” d’un système en crise. Se joue ici une tension fondamentale : les organismes communautaires autonomes revendiquent leur indépendance, mais leur survie dépend largement des financements publics. Comment, dans ce contexte, veiller au respect de l’autonomie des groupes ? Quel pouvoir de négociation peuvent-ils avoir face aux institutions publiques ? Cet épisode s’intéresse aux relations entre l’État et les organismes communautaires autonomes, une histoire tumultueuse et en tension depuis les années 1970, et encore aujourd’hui. Un balado co-produit par le CAPED et l’Esprit Libre . Il a été rendu possible grâce au soutien financier du programme Dialogue des Fonds de recherche du Québec . Écrit par Marie Lefebvre et Romain Paumier Réalisé et monté par Manon Giri Indicatif musical, conception sonore et mixage par Simon Coovi-Sirois Percussions par Béatrice Roy Prise de son par Andrew Beaudoin Voix générique par Clémence Roy-Darisse Illustration par Dorothée de Collasson - Do2co Avec les voix de Mercédez Roberge, coordonnatrice de la TRPOCB Jacinthe Messier, agente de mobilisation à la TRPOCB Caroline Toupin, coordonnatrice du RQ-ACA Sylvain Lafrenière, coordonnateur du RODCD Pierre Valois, ancien formateur au Centre de formation populaire Amélie Lafortune-Lauzon, ancienne formatrice et accompagnatrice à la vie associative au Centre de formation populaire Tristan Ouimet-Savard, responsable de la mobilisation et de l'éducation populaire au RQ-ACA Marie-Christine, militante salariée de l' OPDS Hind, militante salariée de l' OPDS Les extraits utilisés Commission de la Santé et des services sociaux de l’Assemblée Nationale Étude détaillée du projet de loi n° 15, Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace, 31 mai 2023 L'Histoire du communautaire par Ripostes Musiques additionnelles Rohans - Jozeque Particles - Nobou Silent transmission - Tamuz Dekei
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode des balado du CAPED, Je suis heureuse de vous retrouver pour un nouvel épisode de nos balados, je suis Aurore Gavenda, étudiante au programme de doctorat de sciences politiques de l’Université de Montréal et membre étudiante du CAPED et c’est moi qui animerais cet épisode avec vous aujourd’hui. Aujourd’hui, nous revenons sur un événement qui a agité le monde politique et médiatique lors de l’été 2024 : les campements en soutien à la lutte pour la Palestine. Du mois d’avril au mois de juillet 2024, Montréal a été le théâtre de plusieurs campements en soutien à la lutte pour la libération de la Palestine, notamment sur les campus de McGill et de l’UQAM mais aussi au Square Victoria. Pour présenter rapidement le contexte, un premier campement a été érigé à l’université de McGill le 27 avril 2024 par des groupes étudiants dont les revendications portaient sur la rupture des liens financiers et académiques de l’université avec le gouvernement d’Israël. Ce campement a atteint environ cent tentes et comprenait des installations telles qu’une bibliothèque, une tente médicale, des espaces communautaires et de prières ainsi qu’un magasin gratuit. Des actions collectives et éducatives y étaient organisées quotidiennement. Malgré les pressions conjointes de l’administration universitaire et des autorités politiques, le campement a perduré jusqu’au 10 juillet 2024. À l’UQAM, un campement similaire a été organisé le 12 mai, en réponse à la demande d’injonction déposée par l’université McGill contre son propre campement. Il visait lui aussi à dénoncer les liens des institutions académiques avec le gouvernement d’Israël. Pour nous parler de ces expériences nous accueillons aujourd’hui Safa Chebbi, René et Viva, qui ont été présent.es et actif.ves sur différents campements. Safa Chebbi est étudiante à l’UQAM et impliquée à SDHPP (Solidarité pour les Droits Humains des Palestiniennes et Palestiniens). René milite pour Désinvestir pour la Palestine, collectif de citoyen.nes, militant.es et groupes de la société civile engagé.es dans la lutte palestinienne. Viva est un militant de l’écothèque, collectif étudiant qui milite pour la justice climatique à travers l’art, l’éducation et l’action directe. Le retour sur leur vécu que nous allons effectuer aujourd’hui va nous permettre de discuter ensemble du phénomène du campement militant. Comment le simple fait d’occuper un espace, d’y installer sa tente et de quoi vivre, devient un acte politique radical, une stratégie et une manière de lutter ? Nous vous souhaitons une belle écoute. Animation : Aurore Gavenda Réalisation, et post-production : Aurore Gavenda. Invité.es : Safa Chebbi, René, Viva Visuel : Michelle E.J. Martineau. Musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa.
L'autonomie en mouvement, une enquête documentaire sur l'action communautaire autonome À travers les voix de celles et ceux qui font vivre le mouvement communautaire autonome, L’autonomie en mouvement raconte ces lieux où se dessinent d’autres façons de vivre ensemble. Chaque épisode explore différentes facettes des tensions qui traversent l’action communautaire autonome et interroge ce que le mouvement révèle de notre société et de notre conception du bien commun. épisode 1 : S'entraider Qu’est-ce que l’action communautaire autonome aujourd’hui ? Face aux crises - sociales, économiques, politiques et climatiques - les organismes communautaires autonomes ne se contentent pas d’offrir des services, ils interrogent également les causes structurelles des vulnérabilités vécues et luttent pour plus de justice sociale. Leur approche du soin est collective et politique. Elle s’inscrit à contre-courant des discours dominants qui prônent la responsabilisation individuelle. Dans les organismes communautaires autonomes, il est question de respecter la personne dans son intégrité et de l’accompagner à reprendre du pouvoir sur elle-même et sur la société. La démarche est participative, aux antipodes d’une conception de la prestation de services auprès d’ “usager‧es”. Comment prendre soin autrement ? Et quelles sont les conditions d’exercice des pratiques de l’action communautaire autonome ? Cet épisode plonge au cœur de l’action communautaire autonome comme levier de transformation sociale et interroge les conditions de son exercice et de sa reconnaissance. Un balado co-produit par le CAPED et l’Esprit Libre . Il a été rendu possible grâce au soutien financier du programme Dialogue des Fonds de recherche du Québec . Écrit par Marie Lefebvre et Romain Paumier Réalisé et monté par Manon Giri Conception sonore et mixage par Simon Coovi-Sirois Percussions par Béatrice Roy Prise de son par Andrew Beaudoin Voix générique par Clémence Roy-Darisse Illustration par Dorothée de Collasson - Do2co Avec les voix de Mercédez Roberge, coordonnatrice de la TRPOCB Rowan Mercille, vice présidence des relations de travail au STTIC Caroline Toupin, coordonnatrice du RQ-ACA Camille Trudel, co-coordonnatrice à la CDC Action Gardien Sylvain Lafrenière, coordonnateur du RODCD Pierre Richard Thomas, coordonnateur de l’organisme Lakay Hind, militante salariée de l' OPDS Moussa, militante de l' OPDS Lise, militante et présidente du CA de l' OPDS Marie-Christine, militante salariée de l' OPDS Les extraits utilisés L'Histoire du communautaire par Ripostes Je soutiens le communautaire. Paroles aux groupes. Rassemblement 24 octobre par les Alter Citoyens Marche Engagez-vous pour le communautaire par la Télévision communautaire région Appalaches Manifestation des groupes en défense collective des droits par Sergio de Rosemont Des générations d'action communautaire autonome par les Comparses du Bas-Saint-Laurent
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans un nouvel épisode des balados du CAPED. Je suis heureuse de vous retrouver pour un nouvel épisode de la saison hivernale de nos podcasts. Je suis Aurore Gavenda, étudiante au programme de doctorat de sciences politiques de l’université de Montréal et membre du CAPED et c’est moi qui vais reprendre les balados du CAPED. Je serais donc votre hôte pour l’épisode d’aujourd’hui et les épisodes à venir. Pour le premier épisode de cette saison nous souhaitons mettre en avant un travail mené par une membre du CAPED. Il s’agit de l’ouvrage “Transitions socio-écologique et milieu de vie : entre expérimentation, politisation et institutionnalisation” dirigé par Corinne Larrue, Patrice Melé et Sophie Van Neste, sortie aux Presses de l’Université de Montréal dans la collection du CAPED en septembre 2024. Pour nous parler de cet ouvrage nous avons le plaisir d’accueillir avec nous Sophie Van Neste, professeure chercheuse à l’INRS et membre du CAPED ainsi que Mathieu Couture membre de Demain Québec de la fondation Suzuki et Péguy Flore C. Pierre, bénévole et participante du programme Toutes à Vélo visant à apprendre et à faciliter l’usage du vélo pour les femmes immigrantes. Cet épisode est aussi l’occasion de s’engager dans une conversation sur les initiatives citoyennes. À quoi ressemblent elles sur le terrain ? Comment se mettent elles en place ? Quels sont leurs rapports aux pouvoirs publics ? Et enfin, quels espoirs génèrent-elles ? Nous vous souhaitons une belle écoute. Animation : Aurore Gavenda & Sophie Van Neste. Réalisation, et post-production : Aurore Gavenda. Visuel : Michelle E.J. Martineau. Musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans un nouvel épisode des balados du Caped. Les longs hivers canadiens laissent place aux beaux jours et au retour des cyclistes aux abords des villes. Même si certains et certaines d’entre eux, pour les plus téméraires, ne les ont pas quittés malgré la neige et le froid, on peut observer une augmentation de la circulation des vélos sur les pistes cyclables montréalaises. Le déplacement en vélo est une alternative certes écologique, mais la pratique du vélo en ville constitue aussi un enjeu politique. En effet, dû au peu d’investissements publics dans l’aménagement des pistes cyclables dans certains quartiers, notamment les plus défavorisés, faire du vélo prend une tout autre forme en termes de sécurité, mais aussi plus globalement en termes de réinvestissement social dans ces quartiers. De plus, la pratique du vélo est politique car certaines catégories sociales, notamment les femmes, se font davantage frapper à vélo. Socialisées à prendre moins de place et à moins s’imposer dans la circulation, les femmes se retrouvent souvent dans les angles morts des automobilistes. Par ailleurs, les femmes issues de l’immigration, souvent peu socialisées à la pratique du vélo, apprennent sur le tard à pédaler et sont moins confiantes sur les routes, ce qui les met le plus souvent en danger. Ainsi, la cohabitation entre les automobilistes, les poids lourds et les cyclistes n’est pas prise au sérieux par les pouvoirs publics et ces derniers négligent la sécurité de certaines populations déjà aux marges de la société. Pourtant, que cela soit pour les femmes ou tout autre groupe marginalisé, la pratique du vélo est vue comme un outil d’empowerment ou d’agentivation. Cela permet d’investir la route, au-delà des frontières de marginalisation urbaines et sociales. Aujourd’hui, plusieurs groupes militent pour plus de sécurité, et pour discuter de tout cela, nous avons le plaisir d'accueillir Fatima Gabriela Salazar Gomez : Fatima est une réfugiée 100% papa à la huancaína, une mestiza à la Gloria Anzaldúa, une féministe décoloniale passionnée de participation et de mobilisation citoyenne, une Nord-Montréalaise beaucoup trop fière de son hood et de son monde. Lorsqu’elle ne milite pas dans son quartier, elle travaille à Hoodstock comme chargée de projet. Nous parlerons de ses engagements à Montréal Nord et des différents projets qu’elle mène pour défendre la mobilité active dans son quartier. Nous aborderons notamment l’interdépendance de toutes les luttes sociales dans les quartiers populaires en centrant l’engagement pour la mobilité active dans les revendications de justice sociale ! Entretien avec Fatima Gabriela Salazar Gomez On vous souhaite une bonne écoute! Animation : Fella Hadj Kaddour Réalisation, et post-production : Fella Hadj Kaddour Visuel : Michelle E.J. Martineau. Musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa.
Je suis heureuse de vous retrouver pour un nouvel épisode de la saison hivernale de nos podcast. Je suis Fella Hadj Kaddour, doctorante en science politique, membre du CAPED et je serai votre hôte pour l’épisode d’aujourd’hui. *** Lors de la rentrée scolaire de 2023, le ministre de l’éducation Bernard Drainville annonçait qu’il manquait 8558 enseignant·e·s dans le réseau de l’éducation québécois. À l'époque, la situation est telle que le ministre admet que la priorité n’est pas tant d’assurer la présence d’un enseignant dans chaque classe que de veiller à ce qu’il y ait au moins un adulte dans la pièce. Si possible avec un bac, précise-t-il… Plusieurs incitatifs sont mis en place pour recruter de nouveaux enseignants, qu’on peut par ailleurs questionner : hausse de salaire de 14%, 20 000$ pour les étudiants en éducation.... Le ministre lance également un appel aux personnes ayant un baccalauréat dans des disciplines telles que les mathématiques, la chimie, la géographie, le français ou l’histoire. Cette situation n’est pas exceptionnelle : chaque année, les enseignant·e·s alertent le gouvernement sur le manque de ressources dans le secteur de l’enseignement public. En 2020, dans un reportage réalisé par RAD, on remarque une grande détresse quant aux conditions de travail des enseignants, et le manque de soutien de la part du gouvernement. Un enseignant sur quatre quitte la profession au cours des sept premières années de sa carrière, et ce, même avant la COVID 19. Plusieurs problématiques sont posées par les enseignant·e·s : surcharge des classes, surcharge dans les tâches liées à l’enseignement, et enfin manque de personnel, de psychoéducateur·ice·s, de travailleur·euse·s sociaux·les et d’orthopédagogues… Un manque qui crée une pression supplémentaire sur les enseignant·e·s, obligé·e·s d’avoir toutes ces casquettes à la fois. En novembre 2024, un mouvement de grève a été enclenché dans tout le secteur public. C’est une mobilisation historique : on n'avait pas vu un tel mouvement au sein du front commun depuis 50 ans. De l'autre côté, la fédération autonome des enseignants, la FAE, entame une grève générale illimitée. Pour parler de tout cela, nous avons le plaisir d'accueillir : Rachel Sarrasin: enseignante au CÉGEP en science politique, membre du comité de négociation pour l’alliance sectorielle des professeurs de CÉGEP. Sarah Saci: Enseignante d’histoire au secondaire à Montréal depuis 4 ans. Animation : Fella Hadj Kaddour Réalisation, et post-production : Fella Hadj Kaddour Visuel : Michelle E.J. Martineau. Musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode des balados du CAPED. Les Balados du Caped visent à valoriser et à diffuser les travaux qui abordent tous les enjeux concernant les mouvements sociaux. Nous avons à cœur la résistance et l’organisation collective. C’est dans cette perspective que nous reconnaissons que ces balados sont enregistrés à l’Université de Montréal, laquelle est située sur des territoires non cédés de la nation Kanien'kehà:ka qu’on nomme Tio'tia:ke. Nous exprimons notre solidarité envers toutes les communautés autochtones qui luttent pour leur droit à l’autodétermination. En tant que collectif de recherche portant sur les mouvements sociaux, il était important pour nous d’aborder l’un des événements politiques les plus importants des derniers mois : le génocide en cours en Palestine occupée. L’épisode d’aujourd’hui s’inscrit dans la continuité de la conférence organisée par nos collègues de l’Observatoire des profilages intitulée : “Voix Palestiniennes, voix pour la Palestine: profilage et censure au Canada depuis 1960.” https://www.youtube.com/watch?v=XKgdPoxi82A Durant cette conférence, les panélistes Houda Asal et Dyala Hamzah reviennent sur l’histoire du militantisme pro-palestinien au Canada et sur les répressions subies par ces activistes depuis le début de la résistance, qui correspond au moment de la colonisation de la Palestine historique en 1948. D’autres sujets sont abordés, notamment la censure de plusieurs activités académiques et associatives portant sur la Palestine, pour des raisons dites sécuritaires, mais aussi le silence de nos institutions face au génocide en cours. Plusieurs collectifs, syndicats, associations étudiantes, et professeur·e·s inscrit·e·s depuis des décennies dans la lutte pro-palestinienne ont interpellé la communauté universitaire à prendre position, à agir en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et permanent et à soutenir la libération de la Palestine. C’est dans la continuité de ces appels que nous avons le plaisir d'accueillir des étudiantes engagées dans des collectifs qui militent en faveur de la libération de la Palestine. Avec nous : Liza Hammar, doctorante en études littéraires à l’UQAM, militante féministe décoloniale marxiste. Sonya Benyahmed, doctorante à l’Université de Montréal, militante féministe, pour la justice sociale et militante pro-palestinienne, et, plus largement, militante du mouvement étudiant. Elle est membre du Palestinian Youth Movement et du SDHPP UDEM (Solidarité pour les droits humains des Palestiniennes et des Palestiniens). Leila, étudiante/chercheure et militante antiraciste, décoloniale et anticapitaliste. Membre de SDHPP-UQAM et d’autres collectifs anticoloniaux à Montréal. Références: FIDH: “Décision historique de la CIJ: La FIDH salue la reconnaissance d’un risque plausible de génocide par l’État d'Israel”. http://tinyurl.com/4t5kk8vf Arab, Yannis. Palestine pour une Paix-Juste, auto édition, 2017, 358 p. Pappé, Ilan. Nettoyage ethnique de la Palestine, Fayard, 2008, 394 p. Résolution votée par l’Assemblée générale de l'institut en études féministes de l’UQAM: http://tinyurl.com/2ekwer8u Voir aussi l'entretien avec Houda Asal dans les balados du CAPED. Animation : Fella Hadj Kaddour Réalisation, et post-production : Fella Hadj Kaddour Visuel : Michelle E.J. Martineau. Musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa.
Pour le premier épisode de la saison d’automne, nous souhaitons mettre en avant un travail collectif mené par les professeur·e·s et les doctorant·e·s du CAPED. Il s’agit de l’ouvrage Le Québec en mouvements : continuité et renouvellement des pratiques militantes , dirigé par Pascale Dufour, Laurence Bherer et Geneviève Pagé. Publié aux Presses de l’Université de Montréal, le livre sort en librairie le 20 novembre. Ce livre fait suite à une première édition intitulée Québec en mouvements, parue en 2008 chez Lux Éditeur, sous la direction de Francis Dupuis-Déri. Une première édition qui visait, comme le fait la nouvelle parution, à remettre les mouvements sociaux au centre de la vie politique québécoise, à redessiner les contours des luttes sociales et à inscrire les acteurs progressistes au centre des dynamiques politiques. Quinze ans plus tard, qu’en est-il de ces mouvements sociaux ? Comment se sont-ils transformés ? Ce sont les questions que nous nous poserons tout au long de l’épisode. Pour en discuter, nous avons le plaisir d'accueillir deux des trois professeures du CAPED qui ont dirigé le livre : Laurence Bherer, professeure de science politique à l’Université de Montréal ainsi que Geneviève Pagé, professeure de science politique à l’UQAM. NB: Ce livre est le fruit de la collaboration entre plusieurs membres du CAPED dont celle de Michelle E.J Martineau, doctorante en science politique à l'université de Montréal, qui est à l’origine de la conception de la couverture du livre ainsi que tous les visuels de notre balado. Nous la remercions pour son travail et saluons son talent artistique. Pour suivre son travail : https://www.instagram.com/michelle_ejm/?igshid=YTQwZjQ0NmI0OA%3D%3D&fbclid=IwAR2YpV8iz0qQAuXumxxLfa8RPk8_r_Q6KyKznxBtFQgkI1ZiE0Cy-ug32_E Nous vous souhaitons une très belle écoute. Animation : Fella Hadj Kaddour Réalisation, et post-production : Fella Hadj Kaddour Visuel : Michelle E.J. Martineau. Musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans un nouvel épisode des balados du CAPED. Nous sommes ravi·e·s de vous retrouver pour notre second épisode de la saison d’été. Nous avons le plaisir d'accueillir Sonia Alimi, doctorante en sociologie (avec concentration en études féministes) à l'UQAM. Sonia est également chargée de cours à l’Institut de Recherche et d’Études Féministe (IREF) et membre du CAPED. Dans le présent épisode, nous nous intéressons au projet de recherche de Sonia. Ce dernier vise à comprendre comment les héritières de l’immigration nord-africaine en France, en particulier celles engagées dans le féminisme, l’antiracisme et le décolonialisme, résistent aux systèmes d’oppression. Sonia s’intéresse plus particulièrement à la résistance à travers le corps et la mémoire. Elle mobilise ainsi une méthodologie très originale, qui inclut la photographie et la sociologie visuelle. L’objectif est de mieux appréhender les processus féministes de décolonisation déployés et incarnés par ces Françaises héritières de l’immigration. Bonne écoute ! Animation : Fella Hadj Kaddour Réalisation, et post-production : Fella Hadj Kaddour Visuel : Michelle E.J. Martineau. Musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa.
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans un nouvel épisode de la saison d’été des balados du CAPED ! En septembre 2022, une juge de l'Arizona, Kellie Johnson, a rétabli l'interdiction presque totale de l'avortement, réactivant une loi qui remontait au 19e siècle. Désormais, il ne sera plus possible pour une personne possédant un utérus de pratiquer une interruption volontaire de grossesse (IVG), même en cas de viol ou d'inceste. Comment expliquer la résurgence du mouvement contre l’avortement aux États-Unis et comment analyser ce recul en termes de droits à disposer de son corps ? Pour répondre à toutes ces questions, nous avons le plaisir d'accueillir Véronique Pronovost.* Dans cet épisode, Véronique, qui a conduit une ethnographie du mouvement anti-avortement aux États-Unis, revient également sur des aspects méthodologiques de sa recherche. Comment faire un terrain auprès de groupes dont on ne partage pas les idées politiques ? Elle offre plusieurs pistes de réflexions afin de mieux appréhender les recherches qui nous confrontent sur le plan éthique et politique. *Véronique Pronovost est doctorante en sociologie et en études féministes à l'UQAM. Elle s’intéresse à l’antiféminisme conservateur aux États-Unis et au Canada. Plus spécifiquement, ses recherches doctorales portent sur le mouvement contre l'avortement aux États-Unis. Elle est membre de divers groupes de recherche dont le Chantier sur l’antiféminisme du Réseau québécois en études féministes, la Chaire Raoul-Dandurand et le Collectif de recherche Action Politique et Démocratie. Véronique est membre du comité de coordination du comité de veille stratégique sur l'avortement piloté par la Fédération du Québec pour le planning des naissances et est impliquée auprès plusieurs groupes féministes du Québec. Finalement, elle a siégé au Conseil de l’Institut de recherches et d’études féministes de 2018 à 2022. Nous vous souhaitons une belle écoute. Animation : Fella Hadj Kaddour Réalisation, et post-production : Fella Hadj Kaddour Visuel : Michelle E.J. Martineau. Musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans un nouvel épisode des balados du CAPED. Le 8 mars 2023, nous avons appris le décès de Marion Leboucher dans un terrible accident. Marion était une chercheuse brillante, une professeure, une féministe, une militante et une cycliste engagée. Elle était doctorante en science politique, membre du CAPED. Marion est partie quelques semaines après le dépôt de sa thèse qu’elle s’apprêtait à soutenir. Aujourd’hui, Marion est docteure en science politique, un grade qui lui a été attribué à titre posthume pour souligner l’excellence de son travail de recherche. Elle laisse derrière elle toute une communauté scientifique, des collègues et des ami.e.s. Dans l’épisode d’aujourd’hui, nous voulions mettre en valeur la brillante recherche de Marion. Sa thèse porte sur les politiques de lutte contre les violences de genre, abordées à partir des cas de violence conjugale et du travail du sexe. Elle compare la France et le Québec. La thèse s’intitule « Les coûts de la protection contre les violences de genre. Autonomie et dépendances dans les groupes des tiers secteurs au Québec et en France ». Vous pouvez la lire ici : https://www.capedmontreal.com/_files/ugd/6e3a57_c2602183002d47b1988371a1b17f6576.pdf Bonne écoute ! Animation : Fella Hadj Kaddour. Invitée: Pascale Dufour. Réalisation, et post-production : Fella Hadj Kaddour. Visuel : Michelle E.J. Martineau. Musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa. Chanson de fin: Les gens qui doutent- Anne Sylvestre.
Bonjour à toutes et à tous, Nous sommes très heureux.ses de vous retrouver pour un nouvel épisode de la saison d’hiver de nos balados. Dans l’épisode d’aujourd’hui, nous abordons la question des changements climatiques, et l’immobilité des populations estimées comme étant à risque par les modèles climatiques. Pour cela nous avons le plaisir d'accueillir Sarah Munoz, doctorante en science politique à l’université de Montréal et membre du CAPED. Sarah nous parle de ses recherches, dans lesquelles elle questionne “le paradoxe de l’immobilité” de la population louisiannaise pourtant vulnérable aux changements climatiques. Ses recherches montrent que plusieurs acteurs (États, industrie pétrolière, groupes environnementaux) participent à ce qu’elle nomme la “construction institutionnelle de l’immobilité” qui façonne l’adaptation des populations vulnérabilisées dans le sud de la Louisiane. Nous vous souhaitons une très belle écoute. Animation : Fella Hadj Kaddour Réalisation, et post-production : Fella Hadj Kaddour Visuel : Michelle E.J. Martineau. Musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans un nouvel épisode des balados du CAPED ! Dans cet épisode spécial, nous discutons avec les réalisateur/ices du film La Bataille de la Plaine, en tournée au Québec pour la promotion de leur documentaire.* La Bataille de la Plaine est un film français réalisé par Sandra Ach, Nicolas Burlaud et Thomas Hakenholz. Il raconte l’histoire d’une mobilisation dans le quartier de la Plaine à Marseille : un lieu populaire et bouillonnant qui fait face à un projet de requalification de la part de la municipalité. Le projet se heurte à une contestation citoyenne joyeuse, forte et enragée. C'est cette mobilisation que le documentaire retrace. Nous vous souhaitons une très belle écoute ! *Dans le cadre de ses activités, le CAPED et le réseau Villes Régions Monde (VRM) organisent une projection du documentaire le 1er décembre 2022 (16h) à l’Institut National de la Recherche Scientifique (INRS). Plus d’infos ici pour la projection à l’INRS : https://www.facebook.com/events/690513692491252/?ref=newsfeed Pour suivre le travail des réalisateur.ice.s : www.primitivi.org Bande-annonce du film : https://labataille.primitivi.org/bande-annonce/ Animation : Fella Hadj Kaddour Réalisation, et post-production : Fella Hadj Kaddour Musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa.
Bonjour à toutes et à tous, Nous sommes très heureux.ses de vous retrouver pour un nouvel épisode de la saison d’automne de nos balados. Dans l’épisode d’aujourd’hui, nous nous intéressons à l’espace public urbain, et plus particulièrement à l’espace urbain montréalais. Comment occupe-t-on cet espace ? Est-il investi de la même façon et de manière égale entre des différents groupes de la société ? Quelles stratégies permettent de se réapproprier cet espace, quand on en a été historiquement exclu ? Pour répondre à ces questions, nous recevons deux invitées : Kelly Vu est candidate à la maîtrise en études urbaines à l'INRS et membre du CAPED. Son mémoire porte sur les pratiques socio-spatiales des jeunes racisé.e.s et plus particulièrement dans le quartier de Parc extension Sarah Maillé-Abxgi est candidate à la maîtrise en science politique à l’Université de Montréal, et également membre du CAPED. Son travail de mémoire vise à comprendre comment les marches exploratoires participent à l’inclusion et la (ré)appropriation des femmes dans l’espace public urbain. Nous vous souhaitons une très belle écoute. Animation : Fella Hadj Kaddour Réalisation, et post-production : Fella Hadj Kaddour Visuel : Michelle E.J. Martineau. Musique : Gilles Ganassa et Lucie Ganassa.
Bring this source into Mato to analyze its transferable patterns and turn them into an original show concept for your audience.
Create a show inspired by this