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Published by Eric Simon
Astronomie, astrophysique, cosmologie, astroparticules...
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Des chercheurs de l'Université McGill ont découvert que le gaz qui orbite autour de Sagittarius A*, le trou noir supermassif situé au centre de la Voie Lactée, est riche en métaux. Selon eux, cet enrichissement en métaux résulte probablement d'explosions stellaires ayant libéré de la matière dans l'environnement du trou noir au fil du temps. Ils publient leur étude dans The Astronomical Journal. Source Ionization Structure and Metal Enrichment of the Galactic Center Minispiral Observed with JWST Nicole M. Ford, et al. The Astronomical Journal, Volume 172, Number 5 (2026 October 19 ) https://doi.org/10.3847/1538-3881/ae994d Illustrations La Minispirale galactique imagée en infrarouge moyen (Ford et al.) Nicole Ford
Une équipe d’astrophysiciens publie la découverte d'une naine blanche accrétant de la matière provenant des débris d’une planète. Mais cette planète serait de seconde génération, formée à partir de la matière stellaire éjectée lors de la phase géante de l’étoile, avant qu’elle ne devienne une naine blanche. L'atmosphère de cette naine blanche nommée HS 0209+0832 apparaît en effet fortement enrichie en éléments au-delà du fer, notamment le zinc, le cuivre et le niobium, mais appauvrie en silicium et en fer, éléments constitutifs des roches. L’étude est parue dans Nature Astronomy. Source Discovery of a second-generation planet candidate accreting onto a white dwarf Williams et al. Nature Astronomy (7 october 2026) https://doi.org/10.1038/s41550-026-02983-7 Illustrations Vue d'artiste de HS 0209+0832 et sa planète de seconde génération (NASA / ESA / Leah Hustak, STScI.) Spectres mesurés révélant des raies d'absorption caractéristiques d'éléments lourds (Williams et al.) Jamie Williams
Une équipe internationale de planétologues a étudié ce qui arrive à l'eau océanique de Encelade lorsqu'elle se déplace sous la surface glacée et finit par se transformer en minuscules grains de glace. Ils montrent que Encelade pourrait naturellement séparer et concentrer les composés chimiques de son océan lorsque des gouttelettes gèlent et se fragmentent lentement une fois dans l'espace. Ce processus pourrait expliquer la composition chimique énigmatique des grains de glace qiu avaient été détectés par feu la sonde Cassini. L'étude est publiée dans Science Advances. Source Cassini CDA observes compositional segregation of Enceladus’ ice grains from slow freezing and fragmentation of oceanic spray Frank Postberg et al. Science Advances Vol 12, Issue 39 (25 Sep 2026) https://doi.org/10.1126/sciadv.aee7256 Illustrations Les panaches éjectés de l'océan de Encelade imagés par la sonde Cassini (NASA/JPL/Space Science Institute) Frank Postberg
On connaissait les quasars, les blazars, les microquasars, et bien voilà enfin venir les microblazars après plusieurs décennies de prédiction théorique de leur existence... Rappelons qu'un quasar est l'émission énergétique du disque d'accrétion entourant un trou noir supermassif, qui produit un jet de particules le long de son axe de rotation. Un blazar est un quasar dont l'axe du jet pointe vers nous, un microquasar est l'équivalent d'un quasar mais avec un trou noir de taille stellaire, et vous l'aurez compris, un microblazar est l'équivalant d'un blazar, mais avec un trou noir stellaire, donc un microquasar dont le jet pointe vers nous. La découverte du premier microblazar est publiée dans Astronomy&Astrophysics. Source A Galactic microblazar as a potential accelerator of ultra-high-energy particles Josep Marti et al. Astronomy & Astrophysics (4 september 2026) https://doi.org/10.1051/0004-6361/202661105 Illustrations Image composite de IRAS 18293−0941 (Marti et al.) Josep Marti
Une équipe d’astrophysiciens vient de produire des simulations cosmologiques complètes (rayonnement+hydrodynamique) qui reproduisent de manière auto-cohérente la naissance et la croissance initiale des trous noirs supermassifs dans un environnement de proto-amas de galaxies. Et elles montrent également l'émergence de signatures observables de ces trous noirs supermassifs qui sont totalement cohérentes avec les mystérieux LRD (Little Red Dots ). Il s'agit de la première démonstration unifiant les Little Red Dots à une phase brève et enveloppée de formation de germes massifs, qui évoluent naturellement en progéniteurs des trous noirs supermassifs actuels. L’étude est publiée dans Nature. Source Des trous noirs surmassifs et des LRD se forment naturellement dans les simulations Sunmyon Chon et al. Nature 657 , 621–625 (16 septembre 2026). https://doi.org/10.1038/s41586-026-10985-8 Illustrations Exemple de résultats de simulation montrant l'apparition de graines de trous noirs supermassifs (Chon et al.) Sunmyon Chon
Grâce au télescope spatial Chandra, des astrophysiciens ont découvert une nouvelle classe d'objets au comportement inédit. Ces objets émettent des rayons X d'énergie exceptionnellement faible, et un rayonnement ultraviolet intense. Ils pourraient permettre de résoudre non pas une, mais deux questions fondamentales de l'astrophysique. L'article est publié dans Nature Astronomy. Source Hypersoft X-ray sources as a low-energy class of luminous cosmic emitter Mustafa Muhibullah et al. Nature Astronomy (9 september 2026) https://doi.org/10.1038/s41550-026-02959-7 Illustration Images de Chandra de NGC 3379 et NGC 4472 dans deux gammes d'énergie révélant des sources de rayons X hypermous (Muhibullah et al.) Mustafa Muhibullah
Pour une fois, je vais déroger à la règle que je suis fixée de ne parler que d’articles publiés dans des journaux après revue par des pairs. Il s’agit ici de la présentation d’un résultat il y a deux jours dans une conférence de physique qui s’est tenu au Japon, et qui concerne la matière noire, qui me touche particulièrement… Je précise que l’article correspondant a été soumis pour publication dans la très fameuse Physical Review Letters et pourrait sortir dans quelques mois… Source Search for dark matter particle interactions in an extended nuclear recoil energy window with the LUX-ZEPLIN (LZ) experiment LZ Collaboration https://arxiv.org/abs/2609.02823 (02 september 2026) Illustrations Le plot de la page 16 de la présentation de Sam Eriksen , le signal mystérieux est entouré par une croix rouge (LZ collaboration) Schéma du détecteur Lux Zeppelin (LZ)
Une équipe internationale d'astronomes dirigée par Miguel Montargès (Observatoire de Paris – PSL) a publié fin juillet la preuve la plus convaincante à ce jour que Bételgeuse est une étoile binaire. Grâce à des observations avec le Very Large Telescope (VLT) de l’ESO, les chercheurs ont obtenu l’image la plus significative jamais acquise de son étoile compagne, mettant fin à des décennies de questionnements. L'étude est parue dans Astronomy & Astrophysics. Source VLT/SPHERE images of the candidate companion of Betelgeuse Miguel Montargès et al. A&A Volume 711 (28 July 2026) https://doi.org/10.1051/0004-6361/202661023 Illustrations Image de Bételgeuse B (croix), Bételgeuse se situe dans le cercle blanc (ESO/M. Montargès et al.) Miguel Montargès
Une équipe d’astronomes vient de publier la découverte d'une étoile peu lumineuse sur l’orbite qui se rapproche le plus de Sgr A , le tou noir central de notre galaxie Sa période orbitale autour du trou noir supermassif n’est que de 8,7 ans et sa distance au péricentre est suffisamment faible pour que sa vitesse maximale atteigne 25 000 km/s. Grâce aux capacités de mesure actuelles de l'interférométrie proche infrarouge et aux futures spectroscopies réalisées avec les prochains télescopes géants, le mouvement de cette étoile nommée S301 pourra directement mesurer la rotation de Sgr A . La forte excentricité de S301 suggère en outre qu'elle est la composante capturée d'un système binaire qui a été disloqué par Sgr A* via le mécanisme de Hills. L’étude est publiée dans Nature. Source Discovery of a star sensitive to the spin of Sagittarius A* Karim Abd El Dayem et al. Nature (19 August 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10894-w Illustrations Positions de S301 autour de Sgr A* à quatre époques différentes (Abd El Dayem et al.) Karim Abd El Dayem
Des astronomes utilisant le télescope Webb ont découvert que les galaxies primordiales massives contiennent bien plus de petites étoiles peu lumineuses que prévu. Cette population cachée pourrait rendre certaines de ces galaxies trois à quatre fois plus massives que les estimations précédentes. Cette découverte complique encore davantage l'explication de la formation de galaxies si massives et matures si peu de temps après le Big Bang. Ils publient leur étude dans Nature Astronomy. Source Hidden mass in early galaxies revealed by bottom-heavy initial mass functions Chloe M. Cheng et al. Nature Astronomy (18 august 2026) https://doi.org/10.1038/s41550-026-02932-4 Illustration 6 galaxies parmi les 9 de l'échantillon étudié (Chloe Cheng et al.) Chloe Cheng
Une équipe d’astrophysiciens vient d’identifier un objet rouge exceptionnellement brillant datant des premiers âges de l'Univers. À première vue, il ressemble à une étoile gigantesque dont les dimensions sont comparables à celles de notre système solaire. Son rendement énergétique, cependant, est extraordinaire. Cet objet produit environ 100 milliards de fois plus d'énergie que n'importe quelle étoile connue ne pourrait physiquement en générer, ce qui le rapproche considérablement des niveaux associés aux trous noirs. Cette combinaison inhabituelle a conduit les chercheurs à proposer que cet objet représente un tout nouveau type de source astrophysique. Ils le qualifient d'« étoile à trou noir ». Ils publient leur découverte dans Nature. Source A gas-enshrouded and gas-reddened black hole at cosmic dawn Rohan P. Naidu et al. Nature volume 656, pages329–333 (12 august 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10846-4 Illustrations Vue d 'artiste de MoM-BH*-1 (Jose-Luis Olivares) Rohan Naidu
Une équipe d'astrophysiciens chinois vient de mettre en évidence l'existence d'une raie gamma à une énergie de 43,2 GeV dans les données du télescope Fermi LAT accumulées pendant 15,5 ans en direction de 13 amas de galaxies. Cette raie gamma pourrait être le signal tant attendu d'un processus de désintégration ou d'annihilation de particules de matière noire, et donc une preuve indirecte de l'existence de particules massives interagissant faiblement. L'étude est publiée cette semaine dans Physical Review Letters. Source Evidence for a ∼43 GeV γ-ray Line Signal in a Stacking Analysis of the Virgo, Fornax, and Ophiuchus Galaxy Clusters Yi-Zhong Fan et al. Physical Review Letters 137, 071003 ( 12 August 2026) https://doi.org/10.1103/lq5r-sjp7 Illustration Spectre en énergie mesuré par Fermi LAT et simulation du signal observable avec VLAST (Fan et al.)
C’est une dinguerie... de type folie furieuse ! Le 9 juillet dernier, la Commission fédérale des communications des États-Unis a approuvé le projet de la start-up californienne Reflect Orbital qui vise à lancer en orbite basse un énorme miroir pour créer à la demande des zones éclairées sur Terre, pendant la nuit. Le but de Reflect Orbital est ensuite de déployer 50 000 miroirs de ce type d’ici 2035 ! Si jamais ce projet délirant voit le jour, ç’en est fini de l’astronomie optique terrestre… Illustrations La Terre illuminée (Jesper Klausen/Science Photo Library) Vue d'artiste de quelques miroirs en orbite (Reflect Orbital)
L'amas globulaire massif Omega Centauri intrigue les astronomes depuis des décennies parce qu’il devrait contenir de nombreux trous noirs, mais les preuves de leur existence se font bien rares. Aujourd'hui, une équipe d'astrophysiciens, grâce aux données d'archives du télescope spatial Hubble et à des observations complémentaires du télescope spatial Webb, ont enfin localisé le premier trou noir de masse stellaire dans cet amas. L’étude a été publiée dans The Astrophysical Journal Letters. Source A Long Period Stellar-mass Black Hole Binary in ω Centauri Matthew Whitaker, et al. The Astrophysical Journal Letters, Volume 1006, Number 1 (13 july 2026) https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae7a5c Illustrations Localisation de oMEGACat BH-2 dans Omega Centauri (ESA, NASA, Maximilian Häberle (MPIA), Joseph DePasquale (STScI)) Matthew Whitaker
Le télescope spatial Euclid vient de permettre la découverte de 31 quasars parmi les plus lointains jamais observés. Deux de ces cœurs de galaxies alimentés par des trous noirs supermassifs, sont les quasars les plus lointains jamais observés dans l'histoire cosmique. Ils brillent lorsque l'Univers n’a que 670 millions d'années, soit seulement 5 % de son âge actuel. La découverte est publiée dans Astronomy&Astrophysics. Source Euclid : Découverte de 31 nouveaux quasars à 6,6 < z < 7,8 D. Yang et al., Astronomy & Astrophysics (6 juillet 2026) https://doi.org/10.1051/0004-6361/202658883 Illustration 15 quasars lointains sur les 31 observés avec Euclid [au centre de chaque image] (ESA / Euclid / Euclid Consortium / NASA, image processing by the Euclid Science Ground Segment and Antoine Basset (CNES))
En 2011, Dan Hooper et Lisa Goodenough (Fermilab) publiaient un article retentissant annonçant l'existence d'un excès mystérieux de rayons gamma en provenance du centre galactique, qui pouvait être interprété comme le signal de l'annihilation de particules exotiques de matière noire. Quelques années plus tard, une autre explication a émergé pour expliquer ce flux gamma : la présence de centaines de pulsars millisecondes émetteurs de photons gamma. Depuis lors, les deux scénarios ont âprement été débattus, avec une préférence qui s'est de plus en plus affirmée au fil des ans pour l'hypothèse des pulsars millisecondes, sans que l'hypothèse matière noire ne puisse être définitivement écartée. Aujourd'hui, une équipe de chercheurs vient d'analyser les données sous un nouvel angle, en prenant en compte l'énergie des photons gamma individuels. Ils en concluent que l'hypothèse matière noire est plus convaincante que celle des pulsars millisecondes... Ils publient leur étude dans la prestigieuse Physical Review Letters. Source Energy Distribution of the Galactic Center Excess’s Sources Florian List et al. Phys Rev Lett 136 (12 June 2026) https://doi.org/10.1103/dkcq-6y4f Illustration Visualisation de l'excès gamma du centre galactique (NASA)
D’après le principe cosmologique qui sous-tend le modèle cosmologique standard ΛCDM, l'Univers devient statistiquement homogène et isotrope aux grandes échelles. Dans ce cadre, au-delà du régime non linéaire de formation des amas de galaxies, les caractéristiques inhomogènes et anisotropes devraient s'estomper rapidement. Mais cette vision est de plus en plus remise en question par le réseau complexe de structures et de vides à grande échelle qui est observé dans la distribution des galaxies, ainsi que par des études indépendantes qui rapportent de possibles écarts à grande échelle par rapport à l'homogénéité statistique et à l'isotropie. Aujourd’hui, deux astrophysiciens montrent à nouveau, dans un article paru dans Nature, que la distribution des galaxies présente des structures anisotropes qui sont persistantes et qui s'étendent jusqu'à des échelles de l'ordre du gigaparsec ! De quoi faire trembler les fondements du modèle standard... Source Detection of anisotropic cosmic structures on a gigaparsec scale Francesco Sylos Labini & Marco Galoppo Nature (24 juin 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10702-5 Illustration Comparaison des projections bidimensionnelles de l'échantillon de galaxies du catalogue DESI et carte ADPD correspondante avec l’équivalent simulé (modèle ΛCDM) (Sylos Labini & Galoppo )
Dans une nouvelle étude publiée dans The Astrophysical Journal , une équipe d'astronomes de Yale décrit une galaxie naine située à 45 millions d'années-lumière de la Terre, appelée NGC 1052-DF9 , qui est la troisième galaxie découverte dépourvue de matière noire, après ses galaxies voisines DF2 et DF4. Ces trois petites galaxies semblent s'être formées par le même mécanisme de séparation du gaz et de la matière noire. Source Une troisième galaxie dépourvue de matière noire le long d'une traînée de galaxies dans le champ NGC 1052 Michael A. Keim et al. The Astrophysical Journal volume 1004 (16 juin 2026) https://doi.org/10.3847/1538-4357/ae6b8d Illustrations DF9 dans son environnement ( Keim et al.) Illustration du processus qui pourrait être à l'origines des galaxies sans matière noire (Nature)
Dans un article publié dans Nature , une équipe de chercheurs présente un modèle unificateur qui décrit les mécanismes d'accélération des particules chargées formant les rayons cosmiques. Ce modèle relie l'énergie maximale des particules accélérées à l'échelle spatiale du choc supersonique dans le milieu. Cette découverte, réalisée à partir des données de la sonde Juno de la NASA en orbite autour de Jupiter , remet en question la théorie conventionnelle et pourrait éclairer l'origine énigmatique des rayons cosmiques. Source Relativistic electron acceleration at the bow shock of Jupiter and beyond Savvas Raptis et al. Nature volume 654(3 juin 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10473-z Illustrations Schéma du processus d'accélération des électrons dans le front d'onde de choc (Nature) Savvas Raptis
Les Little Red Dots (LRD) sont des tout petits noyaux galactiques actifs peu lumineux et très rouges qui ont été découverts ces dernières années grâce au télescope Webb à des décalages vers le rouge très grands, donc très tôt dans l’histoire cosmique. Une équipe d’astrophysiciens vient d’effectuer une mesure directe et dynamique de la masse du trou noir d'un tel LRD qui se trouve à un décalage vers le rouge de 7,04 (soit seulement 700 millions d’années post Big Bang). Le trou noir fait 50 millions de masses solaires et n’est entouré au maximum que d’une vingtaine de millions de masses solaires en étoiles, le reste n’est que du gaz primordial. De quoi éclairer l’origine des trous noirs supermassifs. L’étude est publiée dans Nature. Source A direct black-hole mass measurement in a little red dot at high redshift Ignas Juodžbalis et al. Nature 653 (27 mai 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10579-4 Illustrations Les trois images de Abell 2744−QSO1 par la télescope Webb (NASA) Ignas Juodžbalis
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Observed November 4, 2026.
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