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Association loi 1901, la Ligue française de défense des droits de l’Homme et du citoyen, « LDH », regroupe les femmes et les hommes de tous horizons et toutes conditions, qui choisissent librement de s’associer afin de réfléchir, discuter, agir pour la défense des droits et libertés.
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Le podcast « Des voix et des droits » interroge Nathalie Tehio, présidente de la LDH sur la proposition de loi de "présomption de légitime défense" pour les forces de l’ordre, telle qu'adoptée par l'Assemblée nationale le 7 juillet dernier, sur un amendement du ministre de l'intérieur modifiant l'article L. 435-1 du code de la sécurité intérieure (issu d'une loi de 2017). Si ce texte est adopté par le Sénat, il instaurera un quasi « permis de tuer ». Cet épisode aborde les origines de cette mesure, proposée initialement par le Front national FN et ses conséquences qui seront multiples : si les conditions d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité ne sont pas supprimées du texte, la présomption de légalité du tir conduira, comme en 2017, à une augmentation des tirs policiers et donc à plus de morts. L’ouverture d’une enquête par le procureur ne serait plus systématique, ne permettant pas d'obtenir des preuves si ces conditions ne sont pas remplies. Répondant à une demande du syndicat policier Alliance, cette proposition de loi va accroitre l’impunité de la police et la défiance des citoyennes et citoyens envers elle. La LDH le réaffirme : le droit à la sûreté interdit l'arbitraire de l'Etat, le droit à la vie interdit des tirs non encadrés strictement. On ne veut pas d’un état policier !
Le podcast « Des voix et des droits » donne aujourd’hui la parole à Marion Ogier, avocate et membre de la LDH afin de dénoncer la « chasse aux pauvres » et la criminalisation croissante du sans-abrisme en France. Cet épisode met en lumière l’usage de catégories telles qu’« indésirables » dans certains fichiers des forces de l’ordre et la multiplication d’arrêtés municipaux qui visent à éloigner ces populations des centres villes, leur empêchant ainsi de pratiquer la mendicité et contribuant à leur invisibilisation. Marion Ogier souligne l’absence de véritables mécanismes de prévention, la responsabilité des autorités publiques, et rappelle que la vie à la rue n’est pas un choix mais une atteinte à la dignité humaine. Elle revient aussi sur la condamnation de la France par le Comité européen des droits sociaux, saisi par la LDH et la FIDH pour ses arrêtés municipaux réprimant la mendicité et l’occupation de l’espace public par les personnes sans-abris. Il est nécessaire de mettre en place des solutions structurelles, notamment en matière de logement salubre, et de se mobiliser collectivement.
Le podcast « Des voix et des droits » donne aujourd’hui la parole à Maryse Artiguelong, co-responsable du groupe de travail « liberté et technologie de l’information et de la communication » de la LDH, au sujet du projet de loi Jeux Olympiques et paralympiques 2030. Maryse Artiguelong souligne que les dispositifs proposés dont la vidéosurveillance algorithmique, expérimentés pendant les JO 2024, ont montré une efficacité très relative et ont comporté des risques et atteintes aux libertés fondamentales, tout en habituant la population à une surveillance généralisée. Elle s’inquiète aussi de leur utilisation par le secteur privé, car une autre proposition de loi prévoit la possibilité pour les commerçants de les utiliser pour lutter contre le vol. Au-delà de la vidéo-surveillance, la loi JO 2030 renforce d’autres outils de contrôle : fouilles des véhicules par des agents privés (alors que pour la LDH, il s'agit d'un pouvoir qui doit être réservé à la police judiciaire), criblage administratif massif et mesures contraignantes de police administrative (Micas) imposées sur simple "note blanche" (fiche des services de renseignement, non signée). Maryse Artiguelong alerte enfin sur les risques de discriminations, d’utilisation à des fins politiques et de violation des données, particulièrement pour les personnes précaires et les minorités.
Le podcast « Des voix et des droits » donne aujourd’hui la parole à Évelyne Sire-Martin, magistrate honoraire et vice-présidente de la LDH, au sujet de la proposition de réforme des polices municipales et des gardes champêtres portée par le ministre de l’Intérieur. La police municipale dépend du maire, ses attributions et ses champs de compétence sont très différents de ceux de la police nationale, qui peut seule mener des enquêtes de police judiciaire ou pratiquer des contrôles d’identité. Pourtant, les maires tendent à leur donner des missions non plus de prévention et de lien de proximité avec les habitants mais d’interventions pour pallier les baisses d’effectifs de la police et de la gendarmerie nationales. La nouvelle proposition de loi examinée cette semaine à l’Assemblée nationale vise à rapprocher les missions et les compétences de ces deux polices, alors même que la police municipale obéit au maire et n’est pas sous le contrôle de l’autorité judiciaire et qu’il n’existe pas de corps d’inspection dédié. Ainsi, elles pourraient consulter des fichiers, verbaliser par amende forfaitaire (avec inscription au casier judiciaire) pour des délits ou encore utiliser des drones, pratiques qui avaient été préalablement interdites par le Conseil constitutionnel dans sa décision de 2021 relative à la loi « Sécurité globale ». De plus, la police municipale, souvent armée, représente un coût important pour la commune, au détriment du secteur éducatif ou préventif.
« Des voix et des droits » donne la parole à Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH, sur la proposition de loi Yadan qui se fixe l’objectif de lutter « contre les formes renouvelées de l’antisémitisme ». Au vu de la multiplication des actes et propos antisémites de la période actuelle, il est évidemment légitime de s’interroger sur les moyens de les combattre et sur la volonté politique nécessaire à cette fin. Mais ce projet, loin de se conformer à son intitulé, porte en lui une triple caractéristique hautement toxique : il est liberticide, sécuritaire et identitaire au plus mauvais sens du terme. Il s’organise tout d’abord autour d’une confusion entre « les juifs », « Israël » et « Sionisme » ; cet amalgame est tout sauf innocent. Il enferme la diversité et la complexité des judaïsmes dans une conception unique et réduite à une dimension ethno religieuse ; il nourrit ainsi le soupçon millénaire adressé aux juifs d’une « double allégeance », version symétriquement inversée des « sans patrie ». Il propose corrélativement des mesures baillons exorbitantes : interdiction de critiquer l’Etat ou le gouvernement d’Israël, interdiction de comparer cet état avec les méfaits et la nature du nazisme ; extension sans limite, ou presque, du délit d’apologie du terrorisme… C’est purement et simplement une loi de censure, d’ailleurs critiquée pour cela par le Conseil d’Etat. Confusions identitaires, extension de la répression et du soupçon… Ce n’est pas ainsi que l’on combat l’antisémitisme. La LDH n’a jamais nié les vertus d’une répression ciblée face au racisme et a l’antisémitisme. Mais cet engagement, pour être efficace a besoin de débats, de confrontations qui laissent la place à la critique, à l’empathie et à la raison. Avec la PPL Yadan on en est loin, comme on est loin de la République. C’est à ces titres qu’elle doit être repoussée.
« Des voix et des droits » donne la parole à Sophie Mazas, avocate, membre du Comité national et présidente de la fédération de l’Hérault de la LDH, au sujet de l’installation illégale de crèches de la nativité dans des mairies. Elle revient sur le principe même de la laïcité qui impose à l’Etat, aux collectivités et leurs agents la neutralité vis-à-vis de toutes les religions et interdit les signes ou emblèmes religieux au sein des bâtiments abritant le siège d’une collectivité publique, conformément à la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat. Sophie Mazas alerte également sur une dégradation de l’Etat de droit avec des préfets qui n’appliquent plus des décisions de justice.
« Des voix et des droits » donne la parole à Lionel Brun-Valicon, membre du Bureau national de la LDH et référent droits économiques, sociaux et culturels (Desc), au sujet de l’accès aux droits des plus pauvres. Il en profitera entre autres pour définir les mots « pauvreté » et « précarité » et rappellera les principes d’accès aux droits et d’effectivité des droits.
« Des voix et des droits » donne la parole à Nicolas Namur, membre du groupe de travail « Santé-Bioéthique » de la LDH, au sujet de la santé environnementale, du droit fondamental à vivre dans un environnement sain et des menaces que font peser sur ce droit les régressions politiques actuelles. À travers cet entretien, il revient sur les coûts sanitaires colossaux des pollutions, l’affaiblissement du Pacte vert européen, la loi Duplomb et les luttes citoyennes menées pour défendre la démocratie environnementale et la santé publique.
Des « Voix et des droits » donne la parole à Barbara Durot, membre du Bureau national et coresponsable du groupe de travail « Maghreb - Moyen-Orient » de la LDH. Si la reconnaissance de l’Etat de Palestine par la France répond à une de nos revendications (cf résolution "Pour une paix juste et durable entre les peuples israélien et palestinien dans le respect du droit international" mai 2024), comment agir sans aucun délai contre le génocide à Gaza ? Contre la colonisation de la Cisjordanie ? Des actions d’alerte (comme le modèle de lettre de citoyen-ne-s à adresser au président de la République) sont indispensables, mais surtout des sanctions. La LDH y prend sa part avec les plaintes contre les soldats franco-israéliens et mène aussi une réflexion approfondie sur le droit international.
Des « Voix et des droits » donne la parole à Nathalie Tehio, présidente de la LDH, au sujet de la publication du rapport de la LDH et de l’Observatoire pour la protection des défenseur-e-s des droits humains (un programme conjoint de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture – OMCT) intitulé « France : démocratie en décrochage – Entraves à l’exercice des libertés associatives et de la liberté de manifester ». https://www.ldh-france.org/france-democratie-en-decrochage-entraves-a-lexercice-des-libertes-associatives-et-de-la-liberte-de-manifester/
Des « Voix et des droits » donne la parole à Nathalie Tehio, présidente de la LDH, au sujet de la multiplication des arrêtés de couvre-feu pour les mineurs cet été. C'est l'occasion de s'interroger sur la nécessité de ces arrêtés. Et sont-ils proportionnés (étendue, durée, âge) ? Quelle efficacité de ces politiques sécuritaires ?
A l'occasion du 80ème anniversaire des bombes sur Hiroshima puis Nagasaki, Jean-Marie Collin nous explique les positions de la LDH quant aux choix de dissuasion nucléaire de la France.
A l'occasion de la parution du rapport "Contrôle, surveillance, punition" sur les pratiques policières pendant la mobilisation contre les mégabassines en juillet 2024, Axel Gras, membre de la LDH et du groupe de travail sur les pratiques policières, nous en explique les grandes lignes
Thomas Houdusse, membre du Comité national de la LDH, présente le sujet de la traite des êtres humains (TEH). Il revient sur l’exemple du procès, dans lequel la LDH s’est constituée partie civile, des travailleurs étrangers exploités dans les vignes champenoises et plus généralement sur la traite des êtres humains à des fins d'exploitation économique, notamment dans le secteur agricole, en France.
Ce numéro de « Des voix et des droits » accueille de nouveau Tatiana Gründler, coresponsable du groupe de travail « Santé, bioéthique » de la LDH, pour faire un point d'une part sur l'état de la réflexion au sein de la LDH, d'autre part, sur les deux propositions de loi sur les soins palliatifs et sur l'instauration d'une aide à mourir, adoptées en première lecture par les députés le 27 mai 2025.
Des « Voix et des droits » donne la parole aux membres de la LDH, à Corinne Masiero et aux citoyennes et citoyens engagés qui marchent de Paris à Bruxelles pour interpeller les responsables politiques de toute l'Union européenne et les institutions européennes afin qu’elles et ils exercent sans aucun délai une pression maximale sur le gouvernement israélien pour faire cesser les massacres en cours à Gaza. Retrouvez l’ensemble des revendications sur le site de la marchepourgaza.org Retrouvez toutes les informations pour rejoindre la marche sur une étape ou lors du grand rassemblement prévu à Bruxelles le 23 juin à 12h30 rue de la Loi.
Des « Voix et des droits » donne la parole à Pierrick Clément au sujet de la législation et la répression autour de l’usage des drogues en France. La LDH est signataire de l'appel à manifestation de la Cannaparade 2025 organisée le samedi 24 mai 2025, à 14h, place de la République à Paris.
Le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales, un enjeu démocratique ! Des "Voix et des droits” donne la parole à Habiba Bigdade au sujet du droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales. Ce droit qui existe d'ores déjà dans quatorze pays européens est une revendication historique de la LDH et pose entre autres la question de l'égalité des droits sans distinction de la nationalité et d’une meilleure représentativité des élus locaux.. Habiba Bigdade présente les enjeux de cette question et plus particulièrement le travail du collectif J'y suis, j'y vote dont la LDH est membre.
Des Voix et des droits” donne la parole à Capucine Blouet au sujet de la proposition de loi visant à assurer le respect du principe de laïcité dans le sport adoptée, en première lecture, par le Sénat et prochainement inscrite à l'ordre du jour de l’Assemblée nationale. Pour la LDH, cette proposition de loi est discriminatoire, contraire à la liberté de conscience et de religion, et à l'autonomie personnelle des femmes musulmanes.
Aujourd’hui, “Des Voix et des droits” donne la parole à Victoria Bellami à l'occasion de la Journée internationale de la visibilité transgenre afin de faire un point sur les discriminations à l'égard des personnes LGBTI+.
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